Violences conjugales : des smartphones à la rescousse des Australiennes

L’Australie n’échappe pas au fléau des violences domestiques. L’association Women’s Services Network (Wesnet), qui défend ces femmes abusées par leur conjoint, se voit épaulée par l'entreprise téléphonique Telstra et le gouvernement australien dans sa démarche.

© Bramgino

Si on encense le smartphone, on a tendance à oublier qu'il dévoile un peu trop la vie privée. Un fait souligné par Wesnet, organisme de défense des victimes de violences conjugales, qui s'est vu accorder par Telstra, entreprise de téléphonie, le don de 20 000 smartphones d'ici trois ans pour ces femmes battues, ainsi que la somme de 1,6 millions d'euros octroyée par le gouvernement, dans le cadre du programme Telstra Safe Connections.
Ces appareils sont tous dotés d'un système de protection de données et d'un navigateur privé, qui empêche la création d'un historique et le repérage par la géolocalisation. Par conséquent, plus de possibilité pour le conjoint de fouiller et surveiller les faits et gestes de sa partenaire. De plus, ils sont équipés d'applications spécialisées dans l'aide aux victimes qui leur permettent notamment de rester en contact avec des proches sans que le bourreau ne s'en aperçoive, ou d'appeler les secours par l'unique prononciation d'un mot.
"Nous pensons que les femmes n'ont pas à éviter l'usage de la nouvelle technologie parce qu'elles veulent éviter les abus" déclare Wesnet dans un communiqué. Si des études de Smartsafe et du National Network to End Domestic Violence ont révélé l'augmentation des violences domestiques ces dernières années, on espère fortement que la démarche de Telstra inversera cette tendance.

"Heureux du renforcement de notre formation en matière de sécurité en haute technologie grâce aux smartphones supplémentaires accordés par notre partenaire Telstra."
 
Voir aussi :