Violences sexuelles : le cerveau altéré après une agression

En France, près de 85 000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives de viol tous les ans. Des chercheurs ont analysé des comportements post-agression pour définir les effets psychiques d’un tel traumatisme.

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Des chercheurs de l'université de Rutgers dans le New Jersey se sont penchés sur les séquelles psychologiques précises que pouvait causer une agression sexuelle sur une femme et en ont publié les résultats dans le magazine Nature. Car s'il existe des numéros d'urgence et des associations de lutte comme le Collectif féministe contre le viol (CFCV), il est important de mettre le doigt sur les blessures mentales à long terme que peuvent engendrer ces types de violences afin de mieux accompagner les victimes.
L'expérience scientifique consistait à reproduire les circonstances d'une agression sexuelle sur des rats. Et les résultats observés sont unanimes : l'hormone du stress chez les femelles, appelée corticostérone, explose après le choc et la capacité à s'intégrer est réduite. Tout comme celles de l'apprentissage et de l'éducation des enfants.
Les femmes victimes d'agressions auraient, en conclusion, plus de mal à développer un sentiment maternel envers leur progéniture. Un fait notable dont pâtit leur descendance qui subit un syndrome post-traumatique, sans pour autant avoir été directement confrontée à l'agression. Ces recherches sont sur le point d'être plus approfondies afin de mesurer le véritable impact sur les enfants concernés.

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