Donald Trump, milliardaire sexiste et président des Etats-Unis

ELECTIONS AMERICAINES - Misogyne notoire accessoirement accusé d'agressions sexuelles, Donald Trump a contre toute attente battu Hillary Clinton et a été élu président des Etats-Unis. Florilège des meilleures déclarations sexistes du nouveau "leader du monde libre".

© Sipa

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe. Alors qu'Hillary Clinton partait gagnante, Donald Trump est devenu le 45e président des Etats-Unis dans la nuit du 8 au 9 novembre. A 70 ans, il est la parfaite caricature du macho. Problème : le milliardaire américain est bien réel et s'installera dès le 20 janvier dans le bureau ovale de la Maison-Blanche. Et si l'homme à la mèche jaune n'a aucune expérience en politique, il excelle en matière d'insultes sexistes. Entre "Grosses truies", "chiennes", "bonnes à rien" et "animaux dégoûtants", les qualificatifs péjoratifs envers les femmes ne manquent pas... 

Deux jours avant le second débat télévisé l'opposant à Hillary Clinton, une vidéo datant de 2005 est sortie de l'ombre. Sur celle-ci, on peut voir le nouveau président des USA (!) tenir ces jolis propos : "Quand vous êtes une star, [les femmes] vous laissent faire. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, les attraper par la chatte, faire ce que vous voulez." Très distingué.

Au mois d'octobre, plusieurs femmes ont accusé le magnat de l'immobilier d'agressions sexuelles, dont la journaliste Natash Stoynof, qui, lors d'une interview, se serait fait embrasser et plaquer de force contre un mur. Défense de l'interessé ? Impossible, au vu de son physique." Regar­dez. Regar­dez-laRegar­dez ses mots et vous me direz ce que vous en pensez. Je ne crois pas, non. Je ne crois pas" , arguait-il en plein meeting. Et d'ajouter, à propos des autres accusatrices : "Ce sont d'hor­ribles personnes, ce sont d'hor­ribles menteuses !

En août 2015, vexé par les attaques de la journaliste politique Megyn Kelly, l'homme au teint orange avait vivement répliqué sur CNN en insinuant qu'elle avait ses règles, avant de la traîter de "bimbo" sur Twitter. Sur les réseaux sociaux aussi, le milliardaire a une fâcheuse tendance à s'exprimer sans y réfléchir à deux fois. En avril 2015, il a retweeté le message d'un internaute qui disait : "Si Hillary Clinton ne peut pas satisfaire son mari, qu'est-ce qui lui fait croire qu'elle peut satisfaire l'Amérique ?" Le tweet a ensuite été supprimé.

Sans oublier la fois où il a jugé que son ancienne rivale aux primaires républicaines, Carly Fiorina, ne pouvait être élue en raison de son physique : "Vous avez vu cette tête, qui voterait pour ça ? Pouvez-vous imaginer que ce soit la tête de notre prochain président ?" Un homme charmant, on vous dit. En 2011, une avocate s'est également plainte de Donald Trump à CNN en déclarant qu'il l'avait traitée de "dégoûtante" suite à une demande de sa part de se retirer pour tirer son lait maternel en vue d'allaiter sa fille.

S'il n'a pas toujours été "pro-life", Donald Trump a retourné sa veste pour suivre les lignes du parti républicain : au mois de mars 2016, Le futur POTUS affirmait que l'IVG devrait être illégal. Et d'ajouter que les femmes qui avortent devaient "être punies", ainsi que les médecins qui le pratiquent, avant de faire marche arrière... Le nouveau chef des Etats-Unis envisage de mettre fin aux plannings familliaux et d'autoriser l'avortement de manière exceptionnelle (en cas de viol ou de risque pour la santé de la mère). Tout un programme.

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