Le gouvernement indien interdit les sites porno en ligne

Les Indiens n’ont (presque) plus accès aux sites pornographiques. Le gouvernement a fait passer une directive aux fournisseurs d’accès internet prônant la moralité et la décence. Utilisateurs et protecteurs des libertés individuelles ne l’entendent pas de cette oreille.

© tashatuvango

Le gouvernement indien a transmis un ordre confidentiel aux fournisseurs d’accès internet pour censurer les sites à caractère pornographique. Du jour au lendemain et sans avertissement, 857 sites indiens et étrangers  se sont vus bannis de la Toile pour le bien de la morale et de la décence. Le ministère des Télécommunications a précisé, une fois que l’ordre a été rendu public, qu’il souhaitait surtout interdire la pornographie pédophile. On doute que cela concerne les centaines de sites en question.
Si les Indiens ne sont pas nombreux à posséder une connexion internet (un Indien sur dix), ils sont de plus en plus nombreux à regarder des films X. L’Inde arrive quatrième au classement des pays les plus gourmands de porno en ligne. Les réactions face à cette censure n’ont pas tardé à se manifester tant cette décision concerne les libertés individuelles. Le plus étonnant est que le gouvernement n’a fait qu’appliquer la requête d’un citoyen déposée le mois dernier qui avait demandé à la Cour suprême de bannir tous ces sites d’internet.
Finalement, les films pour adultes vont certainement être sauvés, pour la plupart. Mardi 4 août, face aux protestations, le gouvernement a envoyé aux fournisseurs internet de nouvelles recommandations en les priant de bloquer uniquement les sites représentant de la pornographie infantile. 

 

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