Agressée parce qu'elle bronzait en maillot dans un parc

D’après le quotidien régional L’Union, une jeune femme a été passée à tabac à Reims par un groupe de filles, parce qu’elle portait un maillot de bain pour bronzer dans un parc. Le mobile religieux a été écarté.

© Laiotz

Les faits sont surréalistes. Une jeune femme de 21 ans a été agressée mercredi 22 juillet à Reims, parce qu’elle bronzait en maillot de bain dans un parc. Le quotidien régional L’Union rapporte que la jeune Rémoise profitait du beau temps, accompagnée de deux amies dans le parc Léo Lagrange, quand un groupe de cinq filles, âgées de 16 à 24 ans, l'a prise à partie. L’une d’entre elles lui a reproché sa tenue jugée indécente : "Allez vous rhabiller, c'est pas l'été!" 
La jeune femme, pas disposée à se laisser faire, leur a rétorqué qu’elles n’avaient pas à lui dicter sa façon de se vêtir. Très vite, le ton est monté et la victime a été rouée de coups avant que des témoins interviennent. Bilan : quatre jours d’incapacité totale de travail. Cette agression a suscité une vague d’indignation, notamment de la part du maire Les Républicains de Reims, Arnaud Robinet, qui a fermement condamné cet acte de violence tout en restant prudent concernant les motivations des jeunes filles. "Elle (la victime, ndlr) a confirmé cette agression, mais pas l’aspect religieux. Il faut donc faire très attention aux amalgames", a déclaré l’élu sur LCI. Le parquet a effectivement affirmé que "ni la victime ni les auteures des coups n'ont fait état, lors des auditions, d'un mobile religieux ou d'un mobile moral qui aurait déclenché l'altercation".         
Un rassemblement à l’initiative de SOS Racisme a eu lieu dimanche 26 juillet en soutien à la jeune femme agressée. Plusieurs personnes sont venues protester en maillot de bain dans ce parc du centre-ville de Reims. "C'est une façon de soutenir la personne à qui c'est arrivé. On n'est pas du tout d'accord avec ce genre d'actes", a expliqué une manifestante au micro de France 3.  Selon une source policière, les cinq auteures de l'agression ont été déférées au parquet de Reims. Deux d'entre elles sont mineures : l'une a été convoquée devant le délégué du procureur et l'autre a été placée sous le statut de témoin assisté. Les trois majeures seront jugées le 24 septembre par le tribunal correctionnel de Reims pour "violences en réunion".

 
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