Marilou Berry et Mehdi Nebbou, futurs parents dans "Joséphine s'arrondit"

Après avoir cherché (et trouvé) l'homme idéal dans "Joséphine", Marilou Berry fait face à un véritable bouleversement dans "Joséphine s'arrondit", au cinéma le 10 février. La trentenaire découvre qu'elle est enceinte, ce qui ne faisait pas vraiment partie de ses plans. Le Journal des Femmes a interviewé la comédienne, également réalisatrice de ce second volet, et Mehdi Nebbou, le futur papa.

© Arnaud Borrel - Les Films du 24 - TF1 Films Production
Marilou Berry et Mehdi  Nebbou © UGC Distribution


Beaucoup de choses se sont passées dans la vie de Joséphine, héroïne des bandes-dessinées de Pénélope Bagieu, incarnée à l'écran par Marilou Berry. Entre la sortie du premier film, en juin 2013, et celle du deuxième volet, Joséphine s'arrondit, en salles le 10 février, la trentenaire s'est installée avec son mec, le gentil Gilles, a perdu son travail et surtout, elle qui vit au jour le jour, apprend qu'elle est enceinte suite à un oubli de pilule. Une nouvelle à laquelle la pétillante et bordélique Joséphine n'était pas du tout préparée. Désormais devant et derrière la caméra, Marilou Berry accouche d'une comédie délirante et sans aucun temps mort. Avec le couple star du film , Joséphine et Gilles, ou plutôt Marilou Berry et Mehdi Nebbou, Le Journal des Femmes a parlé de la gestation du long-métrage, de la maternité et des rapports mère-fille. 

Marilou Berry, c'est votre première expérience de réalisatrice. Pourquoi avez-vous sauté le pas pour ce film en particulier ?
C'était une envie, un besoin depuis un moment. J'avais discuté avec le producteur, Romain Rojtman, sur le tournage du premier Joséphine. Je lui avais fait part de mon envie de réaliser et il avait envie de produire mon premier film. Quand l'idée de faire une suite à Joséphine est arrivée, il me l'a naturellement proposée. J'avais plein de choses à dire sur le couple, sur la peur d'avoir un enfant. Joséphine est un personnage que j'aime beaucoup, elle est attachiante. J'avais envie d'écrire de vrais personnages pour mes camarades de jeu, parler du couple d'aujourd'hui, qui a beaucoup évolué. C'est un univers qui me parle et dans lequel les gens se projettent facilement. C'est un sujet universel. Mes peurs sont les mêmes que celles des autres femmes : la peur d'accoucher, de se faire "déchirer la schneck", la peur de faire caca, la peur de l'épisiotomie...
Medhi Nebbou : C'est le pari qu'a réussi Marilou. C'est comique et déjanté. C'est un véritable univers, mais c'est en même temps totalement inspiré de la réalité et je trouve assez rare ce mélange entre extrême et réalisme.

Le registre comique laisse une place pour une certaine liberté de jeu ou est-ce que tout est millimétré ?
Marilou Berry :
La liberté n'est pas dans l'improvisation du texte. Elle est dans le jeu et dans tout ce que les acteurs ont pu amener en amont, parce que c'est important que ça soit travaillé et rythmé. Il y a plusieurs écoles, mais j'aime que mes acteurs se sentent à l'aise, que mon équipe se sente aimée. Pour que les gens donnent le meilleur d'eux-mêmes, il faut déjà donner le meilleur de soi-même. 

Mehdi Nebbou, est-ce que ça a changé votre manière de jouer d'être dirigé par votre partenaire ?
Ce film a changé ma vie, artistique et personnelle (rires). Ce qui change beaucoup, c'est d'avoir des scènes extrêmes, de faire des choses que je n'avais jamais fait avant et d'être accompagné par Marilou. C'était un peu intimidant les deux premiers jours parce qu'être dirigé par une partenaire de jeu était une expérience nouvelle pour moi. Au début, on partageait des scènes avec de vrais moments de tendresse et de complicité auxquels on s'était habitué dans le premier film, mais là, la différence, c'est qu'à un moment donné, Marilou disait "Coupez ! Alors écoute Mehdi, là tu vois, on va accélérer un petit peu…". Sur les 10 premières secondes, j'avais du mal à l'écouter parce que j'étais encore avec ma Joséphine (rires). Sauf que Joséphine est devenue le patron, mais après deux ou trois jours, c'était devenu normal.  

Marilou, Joséphine est un personnage très angoissé, par son physique dans le premier film et par la maternité dans le second. Partagez-vous ce trait de caractère avec elle ?
Oui, il y a d'ailleurs beaucoup de moi dans ce film. Mes angoisses sont assez universelles finalement. Ce sont des peurs que je retrouve chez toutes les futures mamans ou tous les gens qui projettent d'avoir un enfant. Avec ma scénariste, on se complétait assez bien parce qu'elle a une petite fille, donc c'était elle l'expérience et moi, la peur de l'inconnu. J'ai une copine qui appelait son enfant "flageolet" parce que la première échographie ne ressemble à rien et qu'elle avait peur que son enfant n'ait pas de bras. Ce sont des peurs universelles qui se prêtent à la comédie et dont j'ai intégré certains éléments dans le film. 

La mère de Joséphine est jouée par votre propre maman, Josiane Balasko et cet effet miroir, au sens propre, donne lieu à une scène très drôle. La mise en scène de cette filiation est-elle une sorte de pied de nez ?        
Marilou Berry :
J'ai eu la chance de commencer dans un film qui est très loin de ce que fait ma mère, Comme une Image, d'Agnès Jaoui [en 2004, ndlr]. Ca fait dix ans que je fais ce métier, que je travaille, que j'ai la chance d'avoir des rôles qui me plaisent et qui plaisent au public. Ca ne m'a jamais posé aucun problème parce que ma mère touche les gens. Je pense que c'est beaucoup plus dur d'être la fille de Jean-Marie le Pen ou d'un homme politique. J'avais envie de tourner avec ma mère, les gens en avaient envie et pour moi, mère et fille, c'est le seul rôle qu'on peut jouer.

Un troisième volet est-il prévu, sur la vie de jeunes parents de Joséphine et Gilles ?   
Marilou Berry :
Tourner avec des enfants, ça me fait peur, mais ça dépend vraiment de l'envie des spectateurs. Ce n'est pas Star Wars, on ne fait pas les films d'avance. Le plus important, c'est de voir comment ce film-là est perçu et si les gens vont le voir, peut-être qu'il y aura une suite. Mais je ne suis pas contre l'idée.

Découvrez la bande-annonce de Joséphine s'arrondit, au cinéma le 10 février : 


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