Brahim Zaibat : danseur talentueux et ambitieux

Nous avons rencontré Brahim Zaibat à l'affiche de son spectacle Rock It All dont la dernière se déroulera le 1er décembre prochain à l'Olympia. Le danseur nous parle d'une belle aventure qui s'achève et se confie sur ses projets futurs. Rencontre.

© SdP - Brahim Zaïbat

Le 1er décembre, ce sera la dernière de "Rock it All". La fin d’une ère. Comment te sens-tu après ta tournée ?
Brahim Zaibat : Je suis très content car c’est un travail vraiment recherché. Bien avant l’émission (Danse Avec les Stars ndlr), je souhaitais créer mon spectacle. J'étais ravi de retrouver le public qui m’avait suivi et encouragé tout au long de Danse avec les Stars. Durant la tournée, j’ai retrouvé des gens d’âges et d’horizons différents. Pour mes anciens spectacles, c’était surtout des jeunes avec des casquettes à l’envers ou des abonnés des salles dans lesquelles je me produisais. Pour Rock It All, j’ai vu des familles entières, des couples de la soixantaine, qui m’attendaient à la fin du spectacle pour me féliciter, prendre une photo avec moi, me dire "je vous ai vu à la télé, j’aime ce que vous faites." Je ne m’attendais pas du tout à avoir un public aussi large. J’en suis assez fier.

Affiche de Rock It All © Rock It All

C’est un stress supplémentaire de se produire à l’Olympia ?
B.Z : Grâce à son accueil chaleureux, le public français m’a ouvert les portes de l’Olympia. Je suis ravi et flatté. Ce n’est pas tous les jours qu’une telle opportunité se présente. L’Olympia n’est pas une salle faite pour les spectacles de danse mais c’est une consécration pour moi comme ça le serait pour un chanteur. C’est une salle mythique. J’ai une pression supplémentaire rien que pour ça.

Au cours de la tournée, ton spectacle a-t-il évolué ? Y as-tu apporté quelques changements ?
B.Z : Tous les spectacles évoluent au fur et à mesure tout simplement parce que les gens sont plus à l’aise sur scène. On ajoute des choses. Pour la dernière à l’Olympia, le spectacle reste le même sauf qu’il y aura des invités et des surprises.

Parlons des invités surprise. Ce ne seront que des danseurs ?
B.Z : Non ! Comme l’Olympia est une salle importante pour les chanteurs, j’ai invité des amis qui sont dans la musique. Il y aura une ouverture avec un bon DJ, à l’entracte des artistes d’Outre-Atlantique… J’ai envie de faire un show à l’américaine. Mon spectacle est pensé à l’américaine car chaque tableau raconte une histoire différente. Il n’y a pas de fil conducteur. Donc pour cette dernière, je voulais créer un spectacle exclusif en quelque sorte.

C’est vraiment la dernière représentation ?
B.Z : Hmmmm…. En France en tout cas ! Enfin, s’il y a des demandes, évidemment que je penserai à ajouter des dates. Pour moi, Rock It All n’est pas fait pour se terminer. Il est fait pour perdurer. On a vraiment fait un travail de recherche pour trouver des nouveaux styles de danse. Pour moi, il ne devrait pas mourir. Ne pas avoir une dernière. Mais tout aventure a une fin. Et puis j’ai un nouveau projet dans lequel je veux m’investir à 200 %. Je ne peux pas être partout à la fois. Mais si on me demande, je pourrai reprogrammer des dates. J’ai déjà quelques pistes à l’étranger.

Maintenant, tu te consacres aux Trois Mousquetaires ?
B.Z :
Alors, j’ai commencé à bosser sur les Trois Mousquetaires il y a deux ans parce que je fais partie de la direction artistique. C’est un projet qui me tient vraiment à cœur. C’est différent pour moi car je vais être amené à jouer sur scène.

T’as pris des cours de comédie pour ce spectacle ?
B.Z :
Je mentirais si je te disais que oui. Je pars du principe qu’un danseur est déjà un acteur car il doit transmettre des émotions par le biais de son corps et de ses expressions. Donc si tu arrives à faire passer des sensations avec la danse, tu es capable de le faire aussi en ajoutant la parole. Je pense à une reconversion dans l’acting parce que c’est un métier qui me plait depuis tout petit. J’ai déjà fait deux trois petites séries qui seront diffusées à la télé d’ici peu. Je me jette un peu là-dedans. Sur scène, il n’y a pas de possibilité de faire plusieurs prises. C’est du one shot en live. C’est un boulot d’acteur qu’il faut assumer et assurer. C’est une nouvelle aventure pour moi et j’en suis ravi.

Comment gères-tu la pression physique ?
BZ :
Quand on est breakdancer comme moi, on danse longtemps sans soin. Maintenant, en vieillissant, je fais plus attention. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir un suivi médical. J’ai un kiné qui assure en cas de problème et des salles pour me remettre en forme. Le secret c’est de bien s’entretenir, d’avoir une bonne hygiène de vie.

Est-ce qu’il y a des artistes dont tu aimerais chorégraphier les concerts ?
B.Z :
C’est ce que je sais faire, donc je le ferais pour tous les artistes s’il le fallait. Aujourd’hui, je trouve qu’il y un gros manque dans le spectacle chez les artistes français. Aux Etats-Unis, ils ont 10 ans d’avance sur nous. Malheureusement, à cause de cette culture que j’ai acquise aux Etats-Unis, je n’ai pas trop envie de voir des artistes français sur scène parce que je m’ennuie vite. C’est pas tout d’avoir une belle scène, de belles lumières. Il faut un vrai show, de vrais danseurs. Donc si quelqu'un a besoin de moi, je suis là ! 

Retrouvez Brahim Zaibat sur la scène de l'Olympia pour la dernière de son spectacle Rock It All le 1er décembre prochain. 
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