Tony Parker nous ouvre son coeur

Fraîchement médaillé de bronze des Championnats d’Europe de Basket, Tony Parker était à l’Atelier Renault sur les Champs Elysées. Au programme : initiation au basket, rencontre avec des enfants de l’association Cé Ke Du Bonheur, séance de dédicaces... et surtout interview avec Le Journal des Femmes ! Je suis sous le charme...

© Atelier Renault
Tony Parker à l'Atelier Renault © Atelier Renault

Il a été quatre fois champion NBA avec son équipe des San Antonio Spurs, Champion d’Europe en 2013 avec l’équipe de France, 3e du championnat d’Europe en 2005 et 2015… Je parle bien sûr de Tony Parker. Avec un tel palmarès, impossible de passer à côté du plus connu des basketteurs français. De retour dans la capitale deux jours seulement après avoir raflé la médaille de bronze aux Championnats d’Europe de Basket, c’est sur les Champs Elysées, à L’Atelier Renault plus précisément, qu’il avait donné rendez-vous à tous ses fans. Au programme, séance de dédicaces, rencontre avec des freestylers membres du collectif S3 et initiation aux lancer-francs, précédée d’une rencontre en comité réduit, avec des enfants bénéficiaires de l’association Cé Ke Du Bonheur. Quelques minutes avant sa journée marathon, Tony Parker nous a accordé un entretien à L’Atelier Renault Café. Confidences d'un joueur parfaitement à l’aise dans ses baskets.

C'est une chance de vous voir ici...
Les rencontres avec les enfants sont importantes pour moi. Je suis arrivé en NBA à l’âge de 19 ans, et deux ans plus tard, ma mère me rappelait combien il était important de redonner aux enfants qui n’avaient peut-être pas la même chance que moi… On a regardé ce qui me tenait à cœur et qui j’avais envie d’inspirer. Je suis devenu l’ambassadeur de l’association Make a Wish et cette année, on célèbre les 10 ans de ma fondation, le Par Cœur Gala.

Depuis 2 ans, vous êtes ambassadeur Renault. Le partenariat était évident ?
Quand j'ai signé mon premier contrat pro avec le PSG, j’avais déjà un Scénic.... Quand Renault m’a approché pour un partenariat, je me suis senti honoré d’être choisi pour représenter cette grande marque française et c’était cohérent. On a parlé et ils ont rapidement voulu m’épauler sur les camps de basket, ma fondation et tout ce que j’entreprenais. Renault a un grand cœur et s’investit beaucoup auprès des jeunes, c’était donc naturel de proposer cette journée avec les petits...

Le basket : un rêve d’enfant ?
J’ai toujours baigné dans ce milieu car mon père était basketteur, mais j’ai commencé par le foot. C’est le sport n°1 en France, j’y ai donc joué pendant 3 ans jusqu’à ce que j’obtienne ma première licence de basket à l’âge de 9 ans.

Sur le terrain, vous évoluez au poste de meneur. Dans la vie, vous l’êtes aussi ?
Je pense que oui. Je suis le grand frère et mes parents ont divorcé tôt. Dès mon plus jeune âge, je gardais mes frères et ça a sûrement créé des qualités de leader. Je devais montrer l’exemple et prendre des initiatives. Au basket, mon poste me demande de décider de tous les systèmes, d’être le lien entre le coach et les joueurs sur le terrain. Je pense que j’ai toujours eu ça en moi, le fait d’être un leader et d’aller de l’avant.

Vous avez lancé une ligne de vêtements, vous êtes essayé à la chanson, avez une chronique sur RMC… Comment arrivez-vous à gérer tout ça ?
Je suis quelqu’un de positif, j’aime les challenges et découvrir de nouveaux univers. J’ai la chance de pouvoir toucher à tout donc j’en profite. Pour gérer tout ça, il suffit d’être bien organisé, bien entouré et avoir une bonne équipe surtout. C’est une aventure humaine avant tout. Je suis surtout présent au début des projets pour les lancer et motiver mes équipes, puis dès que la machine est lancée, ils savent ce qu’ils doivent faire.

Vous avez raflé pas mal de titres. De quoi êtes-vous le plus fier ?
Ma famille. J’ai grandi dans un environnement où je n’avais pas grand-chose. Le fait de m’en être sorti et de pouvoir vivre des expériences incroyables, c’est ce qui me plaît et j’ai envie de partager cette réussite avec mes amis et ma famille. Je suis aussi fier de ma propre famille que je suis en train de construire. Les titres c’est bien mais quand tu commences à avoir des enfants, tu relativises… Il y a des choses plus importantes dans la vie qu’avoir des titres.

Des regrets ?
Je ne suis pas le genre de personne à avoir des regrets. Chaque chose arrive pour une raison et il faut savoir tirer les leçons des expériences les plus négatives. C’est ce qui nous rend plus fort.

Comment gère-t-on une carrière de basketteur NBA et sa vie de famille ?
C’est à toi de mettre tes priorités et de bien gérer ton temps. J’essaye de garder du temps pour mon fils et ma femme…

Est-ce que vous initiez votre fils au basket ?
Mon fils adore jouer avec le ballon mais il fera ce qu’il veut. S’il veut faire du basket, il fera du basket mais s’il veut faire autre chose, je l’encouragerais. Je préfère même qu’il se lance dans un autre sport car il aurait beaucoup de pression avec le basket.

Tony Parker et les membres du collectif de freestyler S3  © Atelier Renault