J'ai plongé dans les yeux de Frédérick Bousquet

Lorsque Withings, leader de la santé connectée, m'invite à rencontrer le champion français de natation, Frédérick Bousquet, je me jette à l'eau, sans tergiverser. Beau gosse au regard océan, mais pas seulement, le garçon se révèle charmant, cultivé, attentionné. Laissez-vous épater par ce papa gâteau aux épaules larges et aux biceps tatoués.

© Julie Montel

Spécialiste des épreuves de sprint en nage libre et en papillon, homme canon, taillé en colosse (1m88/86 kg), "Fred" est aussi l'ambassadeur des montres Activité Pop Withings.
Ce matin, à la Piscine Molitor, notre athlète vient présenter le  'Swim Tracker'  et jouer les moniteurs. Face au grand bassin, à ses pectoraux et son petit maillot, je n'en mène pas large... Pourtant, ce gentil géant ne roule pas des mécaniques. Il est sympa, accessible, séduisant...
A défaut de me mouiller et de tenter une petite brasse coulée, je décide de mener l'enquête. Qui se cache derrière ce corps musclé et ce sourire enjôleur ? 
Quels sont les secrets de Frédérick Bousquet ?

Venez-vous d’un milieu sportif, Frédérick ?
Frédérick Bousquet : Loin de là. Mon père était dans l’import-export de fruits et légumes près de Perpignan. Il faisait un peu de boxe pour se défouler, mais rien de sérieux. Ma mère a été secrétaire avant de se consacrer à ses deux enfants. C'est encore ma sœur qui était la plus assidue dans sa pratique de la danse classique.

Quel était votre rêve d’enfant ?
Je voulais devenir footballeur professionnel. Le ballon rond était ma passion.

Qu’est-ce qui a fait de vous un nageur et non un attaquant ?
La chance, peut-être (rires) ? J’ai été obligé d’arrêter de jouer à 12 ans. Mes os se sont fragilisés lorsque j’ai fait une poussée de croissance. En quelques mois, je me suis fracturé les bras, les tibias, les chevilles… Les médecins m’ont conseillé d’arrêter les sports violents comme le rugby, ou le basket. Pour patienter, j’ai pratiqué la natation, plus douce. Je n'aimais pas spécialement le contact avec l'eau, mais j'avais le goût de la victoire. J'ai pu canaliser ma puissance et ma combativité.

Des regrets ?
De moins en moins. J’étais archi fan de l’OM et de l’équipe de France époque Coupe du Monde 98... mais aujourd'hui le milieu du football ne véhicule plus les valeurs auxquelles j'aspire comme la conscience de représenter la Nation.

Quel était votre fantasme d’adolescent ?
Je viens de le réaliser: passer mon permis moto. C’est quelque chose qui me fascinait depuis des années et je n’avais jamais sauté le pas. Quel plaisir de sentir le vent, la vitesse, c'est grisant !

Vous souvenez-vous de l’été de votre premier baiser ?
Ce n’était pas un amour de vacances, mais bien sûr que je m’en rappelle. Ce sont des choses qui marquent. Nous habitions le même quartier et fréquentions la même école. C'était en CM1, j'avais 10 ans… Il ne faudra pas que je le dise à ma fille, ça !

Qu’est-ce que vous regardez en premier chez une femme ?
Le regard. Pas la couleur des yeux, je m'en fiche qu'ils soient bleus, mais l'intensité du regard. Sa teneur va être beaucoup plus importante pour moi qu’une silhouette ou une coupe de cheveux.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
Ma fille, indéniablement. Manon a 5 ans et elle vient d’apprendre à nager sans bouée, sans brassards… mais pas sans papa !

Quel père êtes-vous ? Papa requin, parce que vous mordez ceux qui s’approchent d’elle, papa dauphin car vous jouez avec tout le temps, ou papa poulpe, scotché à elle.
Plutôt "papa poule", même si le requin sommeille en moi. Je la garde une semaine sur deux et je profite à fond de moments géniaux de complicité. On entre dans une période où notre relation évolue, où la communication se crée. On a de vraies conversations sur de vrais sujets. Elle est de plus en plus éveillée. Maintenant on peut passer des repas entiers à discuter. En revanche, elle met une heure à manger et ça me rend fou ! (Rires).

C'est vous qui cuisinez ?
Oui, ma spécialité c'est le poulet au curry mélangé avec des petits légumes, du riz et une sauce à la noix de coco légèrement épicée car les enfants n'aiment pas les plats trop relevés.

Quelle qualité doit avoir la personne qui partage votre quotidien ?
Il faut en avoir beaucoup ! Je suis assez lunatique. Plein de choses influent sur mon humeur, le manque de soleil, de sommeil, même si je ne suis pas un gros dormeur. Bref, je suis météo-sensible, grognon quand je me suis couché tard et ce sont mes proches qui en pâtissent.

Après les défauts, dites-nous ce que vous aimez chez vous ?
C’est difficile… J'apprécie ma capacité à accepter la différence chez l'autre. Cette tolérance, je la dois à l'éducation que j'ai reçue de mes parents. Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mon amie Mélanie Hénique, victime d'agression homophobe. Les mecs ont souvent un côté primaire, une tendance à s’exprimer par la violence. Ils feraient bien de s'inspirer de la sagesse des femmes, plus ouvertes au dialogue, plus réfléchies.

Quelle est la partie de votre corps que vous préférez ?
Mes mains. Elles ressemblent à celles de ma mère…

Quelle odeur vous émeut ?
Un classique: le parfum sucré de la vanille des îles.

Avec quelle star feriez-vous volontiers le grand plongeon ?
Sophie Marceau. Elle est sublime et j'ai grandi avec ses films.

Votre drogue légale ?
Le café.

Pour vous une femme est sexy  quand elle est en bikini, en robe avec des talons ou en jean/T-shirt.
Pour moi, une femme est sexy quand elle a décidé de l’être. Ce n’est pas forcément une question de tenue, mais d’attitude, d'affirmation de soi.

A l’inverse, qu’est-ce qui est rédhibitoire et qui vous coupera toute envie?
Qu’une femme ne prenne pas soin d’elle. S'épiler, surveiller son apparence, c'est une forme de politesse.

En mode vacances :
Quel est votre parfum de glace préféré ?

Coco

La boisson qui arrose vos soirées ?
Le vin rosé 

Votre destination rêvée ?
Bora Bora.

Le tube de l’été ?
Le chant des sirènes des Fréro Delavega, pour le clin d'œil (Laure Manaudou est aujourd'hui en couple avec Jérémy Frérot, ndlr) ! Et une crème solaire indice 50 pour ma fille !

Qui invitez-vous à l'apéro ?
Vincent Cassel et mes potes, pour la plupart des coéquipiers d’entrainement.