En tête-à-tête avec David Hallyday

"Alive", c'est le nouvel album de Mission Control, le groupe de David Hallyday, dans les bacs le 30 mars 2015. Le Journal des Femmes a eu la chance de rencontrer le musicien autour d'un café. Oui, il est le fils du plus grand rockeur français, le King, le Taulier... mais pas seulement. David c'est un mec extra. Entrevue aussi "vivante" que son dernier opus…

© Rise Up
David Hallyday et son groupe, Mission Control © Rise Up

C'est à l'Idol Hôtel que j'ai rendez-vous avec David Hallyday une belle journée ensoleillée du mois de mars. L'objet de notre rencontre (outre mon admiration pour l'homme et l'artiste) ? La sortie de l'album Alive le 30 mars 2015, de son groupe Mission Control.
Ma mission, donc : rester concentrée tout le long de notre entrevue sur mon sujet (à savoir son actualité), et contrôler mes ardeurs, ce qui n'est pas chose aisée.
Blouson en cuir, coiffure "sortie de lit" et regard de tombeur : David Hallyday a tous les atouts d'une rock star pour conquérir son auditoire. Ensorcelée, j'en oublie même de déclencher mon magnéto. C'est dire.
Car le charisme de David Hallyday n'arrange pas ma situation. L'aimable mélomane me reçoit chaleureusement dans une chambre d'hôtel atypique et pétillante… à l'image de l'artiste. "Café ?" me propose-t-il, charmeur. David Hallyday sait mettre à l'aise ses interlocuteurs. L'artiste de 48 ans, qui se décrit lui-même comme un "hyperactif", commence par me dévoiler ses premiers souvenirs musicaux : "Led Zeppelin, j'avais cinq ans". Pas étonnant d'avoir dû écouter un classique du rock quand votre père s'appelle Johnny Hallyday. D'ailleurs, le chanteur n'apprécie pas spécialement qu'on l'associe à l'idole des jeunes : "Je m'en fous, moi, je fais mon bout de chemin", me confie-t-il.
Et Mission Control alors, ça sort d'où ? Le nom du groupe, c'est un hommage à son ancienne demeure familiale, le manoir de Gagny : "Je me souviens de cette salle de contrôle dans ma maison de campagne, avec des ordinateurs partout. Il me semble avoir de vagues souvenirs d'y avoir observé les premiers pas de Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la lune". Et on comprend que ce soit flou : en juillet 1969, lors de la mission Apollo 11, David Hallyday a tout juste trois ans.
Les membres de son groupe, Mission Control, on les lui a présentés : "On a fait des essais et ça a marché". Tout simplement.  Une alchimie qui se ressent sur leur album… et qui sonne bien, avec un univers "Pop-rock-électro". "C'est marrant de voir qu'en France on n'a pas du tout la même définition de la Pop que dans les pays anglo-saxons", nous livre le chanteur.
Et David Hallyday y accorde beaucoup d'importance, à ces pays anglo-saxons : "J'ai vécu très jeune aux Etats-Unis. C'est là que j'y ai fait mes débuts dans la musique".
C'est effectivement outre-Atlantique que sa carrière démarre en 1986. David Hallyday choisit alors de s'exprimer en anglais. Après avoir longtemps chanté dans cette langue, l'artiste revient au français avec l'album Un paradis/Un enfer, parût en 1999.
Pourquoi renouer avec la langue de Shakespeare pour Alive ? Pour David Hallyday, il s'agissait d'"une évidence" : "J'ai longtemps chanté en anglais et on me demandait 'Pourquoi ne chantes-tu pas en français ?  J'ai donc essayé le français et là, on m'a demandé pourquoi je ne chantais plus en anglais. Finalement, j'ai choisi de revenir à ma première langue".
Avec Alive, David Hallyday entend partager un album "rassembleur, autant sur les idées que sur la musique". Et en tant que "passionné de voyages", nous faire voyager : "on a mis de la cornemuse dans deux morceaux. J'adore la cornemuse", me glisse-t-il, complice.
Et quand, pour conclure notre entrevue, je lui demande quel artiste il ne se lassera jamais d'écouter, David Hallyday me répond du tac au tac : "David Bowie ! J'ai hâte d'aller voir l'exposition !". Ça tombe bien, moi aussi. On y va ensemble, David ?