Rachida Dati : "C'est une partie de ma vie qui se consacre"

Député européen et maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati a inauguré mardi soir sa statue au musée Grévin à Paris. Elle nous livre ses impressions.

Rachida Dati au musée Grévin

 

C'est une reconnaissance médiatique d'avoir sa statue au musée Grévin  ?
C'est un moment très agréable. Mais je ne suis pas orgueilleuse. Quand les gens essaient d'embellir mon parcours ou ma vie, je dis toujours : "Mais ma vie n'est pas un roman". J'essaie toujours de rester dans la modestie et l'humilité. C'est un musée vivant, c'est un musée populaire et je suis ravie d'y être. Mais "musée vivant", cela veut dire qu'on peut y entrer et aussi en sortir. On ne sait pas combien de temps on peut y rester...

Qu'est-ce qui vous frappe sur votre personnage ?

Ce sont les yeux. J'ai l'impression que le regard n'est pas le mien. Ils ont dû le renforcer un peu : je trouve qu'il ne ressemble pas trop à l'original...

Est-il exact que le président de la République vous a félicitée pour votre entrée au musée Grévin ?

On en a parlé. Mais c'était dans le cadre d'une conversation privée. (Sourire)

"C'est une sensation très curieuse de se voir en 3 dimensions, de profil, de dos... C'est une partie de ma vie qui se consacre".

Le fait que votre personnage soit installé à côté de celui de Simone Veil, qu'est-ce que cela représente pour vous ?

C'est une femme qui a beaucoup compté dans ma vie professionnelle mais aussi personnelle. Je suis ravie d'être à ses côtés. C'est un moyen d'être près d'elle comme elle l'a été pour moi. (Ndlr : Simone Veil a notamment offert à Rachida Dati sa première robe de magistrate et l'a aussi beaucoup soutenue lors du décès de sa mère).

Dans vos amis présents pour cette inauguration, il y avait à la fois Patrick Balkany, Dominique Bussereau ou Alain Delon... Vous assumez ce côté people ?

Il y avait aussi mon amie d'enfance qui est avec moi en classe depuis l'âge de 12 ans et demi, mes sœurs et d'autres amis de fac, de relations professionnelles que j'avais avant... Patrick Balkany, je l'ai connu bien avant que le président ne soit élu. C'est un homme de terrain, un élu avec lequel je m'entends très bien. Quant à Alain Delon, on s'est rencontrés aussi pendant la campagne présidentielle. C'est une époque où j'essayais de convaincre tout le monde de voter pour Nicolas Sarkozy, y compris Alain Delon.

Vous avez réussi ?

Je l'espère...

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Rachida Dati, lors de l'inauguration de sa statue au musée Grévin, entourée de Stéphane Bern et d'Alain Delon. © Photo Yann Deret pour Grévin

Vous êtes reconnue pour être toujours très élégante, c'est vous qui avez choisi ce tailleur noir pour votre personnage ?
On vous demande quelle est la tenue qui pourrait être portée par votre statue, plutôt une tenue du quotidien. Donc voilà...
 

De quel créateur s'agit-il ?

Ce n'est pas celui que vous vous imaginez ! (Rires)

Un dernier mot sur votre personnage ?

Je ne l'ai pas encore bien vu. Je n'ai pas encore passé de tête-à-tête avec...

 

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