Virginie Efira et Pierre Niney : "La différence d'âge, ça n'intervient pas du tout" "Balthazar grandit aussi au contact d'Alice"

Linternaute.com : Le film donne l'impression que le rôle de Balthazar est surtout de permettre à Alice de retrouver une certaine légèreté. C'est une vision que vous partagez ?
Pierre Niney :
Totalement. On a travaillé dans ce sens et le scénario nous amenait là. Balthazar, il a cette immédiateté, cette envie très instinctive des choses où il se dit : "Si ça me plaît, pourquoi je n'irais pas ?" Il y a une espèce d'évidence comme ça propre à la jeunesse, mais aussi à ce personnage en particulier qui fait qu'il se laisse vivre, contrairement à elle qui s'est résignée sur beaucoup de choses. Evidemment, il la révèle à elle-même dans ce sens-là, mais les deux personnages s'apportent des choses. Balthazar, il grandit aussi au fur et à mesure du film au contact de cette femme.

Linternaute.com : Virginie Efira, votre personnage se montre prêt à briser le cœur d'un jeune homme pour obtenir une promotion. N'avez-vous pas eu peur que cela nuise à l'empathie que l'on peut ressentir pour votre personnage ?
Virginie Efira :
C'est vrai que c'est une question que je me suis posé au départ parce qu'elle garde tout à l'intérieur d'elle. Elle a quelque chose de tellement sec. Donc ce qu'il fallait qu'on perçoive très fort, c'est qu'elle est handicapée par tout ça. Ce n'est évidemment pas un personnage fait de deux traits de caractère qui se dit : "Moi, j'ai beaucoup d'ambition professionnelle, du coup je vais me servir du jeune garçon pour". Non, en fait il y a un renoncement chez elle. Elle a une estime d'elle assez calamiteuse, du coup elle se dit qu'elle ne peut pas vraiment le séduire. En fait c'est beaucoup de faiblesses.

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