Ayo : "C'était une évidence de m'engager aux côtés des enfants"

Marraine de l'UNICEF depuis 2009, Ayo était de passage à Paris pour donner un concert solidaire. Rencontre avec une femme généreuse qui n'hésite pas à rappeler son engagement en faveur de l'éducation des enfants.

Ayo, chanteuse solidaire
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Ayo à la suite de son concert à l'Olympia, le 13 novembre 2010. © Nelly Deflisque

La chanteuse germano-nigériane Ayo, a donné de la voix à l'occasion d'un concert parrainé par l'UNICEF et Clairefontaine, le 13 novembre à l'Olympia.
Plus de 2 000 personnes étaient réunies pour vibrer sur les célèbres titres de l'artiste comme "Down on my knees" ou "Slow Slow (run run)", mais aussi sur quelques medleys, dont l'enflammé "Single Ladies" de Beyoncé.
La belle a également réservé une surprise de taille à son public, en invitant Matthieu Chedid dit "M" et Jean-Louis Aubert pour l'accompagner à la guitare le temps de quelques chansons vitaminées.

L'argent récolté (3 euros par billet vendu) sera affecté à la réhabilitation d'écoles, à la formation d'enseignants mais aussi à l'achat de fournitures scolaires dans des pays comme le Bangladesh, le Maroc ou les Philippines. 

 Pourquoi avoir accepté d'être marraine de l'UNICEF ?

Pour leur structure solide et leur travail de fond auprès des enfants, reconnu internationalement. C'était pour moi une évidence de m'engager à leurs côtés afin de défendre l'accès à l'éducation dans le monde. Personnellement, j'ai toujours voulu m'engager et me rendre utile pour les autres, et il me semble que dans ce domaine, la musique peut faire bouger bien des choses.

"La musique peut faire bouger bien des choses"

 Quelles missions avez-vous déjà effectuées ?

Pour ma première mission sur le terrain, je suis partie au Nigéria, pays dans lequel j'ai vécu étant petite. Ce fut extrêmement émouvant pour moi... L'événement le plus marquant fut de voir tous ces établissements scolaires aux constructions trop précaires pour accueillir des enfants et leurs professeurs. J'ai parfois vu des écoles sans toit, c'est incroyable ! A travers ses actions de soutien, l'UNICEF a construit un établissement sécurisé dans lequel les femmes peuvent rester dormir avec leurs enfants puis se rendre en cours. C'est bien plus pratique et efficace, car ils ont depuis les moyens d'accéder à l'autonomie en étudiant dans de bonnes conditions. 

 

 Vous avez vécu dans plusieurs pays (Allemagne, Nigéria, France, Angleterre et aujourd'hui Etats-Unis), est-ce une force ?
 

Je dirais plutôt que c'est un cadeau, une chance réelle d'avoir pu découvrir le monde. Cela m'a également permis d'élargir mes horizons, et mon esprit. Quand on arrive dans un pays étranger et qu'on ne parle pas la langue, une connexion différente se met en place à travers le corps, les gestes mais aussi le regard... C'est cela qui est enrichissant.



 En tant que maman de deux jeunes enfants, quelles valeurs souhaitez-vous leur transmettre ?
 

Je souhaite qu'ils grandissent dans la réalité et non pas dans un monde artificiel. Je m'explique : je veux qu'ils aient conscience du monde qui les entoure, de ses problèmes et des défis qui les attendent. Selon moi, il est très important qu'ils aient la notion de respect de l'autre et le sens du devoir. Quand je vois des personnes à terre dans une rue où passent des gens qui feignent de ne pas les voir, je suis scandalisée. Je souhaite qu'ils n'aient jamais peur d'aller vers les autres, car l'indifférence est vraiment ce qu'il y a de pire.