Rencontre avec Pauline Croze Architecture, image et musique africaine

Très inspirée par l'image (cinéma, bande-dessinée...) et la musique africaine, Pauline Croze est une artiste sensible qui aime la scène.

Quels sont les artistes qui t'inspirent ?

la chanteuse pauline croze
La chanteuse Pauline Croze © Cinq7
Pauline Croze : Je suis davantage inspirée par des atmosphères visuelles, cinématographiques ou photographiques, par exemple. En revanche, côté émotion, je puise mon inspiration dans la musique africaine (Amy Sacko, Kiné Lam, Kandia Kouyaté). J'adore la musique malienne et d'Afrique du Sud. Je trouve que, d'une certaine manière, c'est une musique très cinématographique car lorsque je l'écoute, je vois des scènes.

Préfères-tu ton travail en studio ou tes concerts ?
Je préfère la scène car je ne suis plus dans la conception. Il y a un partage et une communion avec le public qui me plaît beaucoup. Je me sens vibrer.

Y a t-il une chanson qui t'émeut tout le temps et que tu gardes constamment dans ta playlist ?
"T'es beau" :(premier album). C'est toujours celle que je joue où que j'aille, c'est le morceau qui est le plus important pour moi dans ma vie musicale et dans lequel je me retrouve le plus.

 

Y a t-il une exposition actuelle que tu as envie d'aller voir ?
Oui, l'exposition "Chacun sa maison" sur l'œuvre de l'architecte et urbaniste Paul Chemetov, à la Cité de l'architecture et du patrimoine de Paris. J'adore son travail.

Lors d'une interview, tu as confié que tu étais très sensible à ce que peuvent dégager des lieux, des maisons, des murs. Et si tes murs me parlaient, que me diraient-ils ?
Ils diraient : "Elle est complètement folle, elle parle toute seule, elle chante toute seule." Et leur confidence essentielle : "Elle a envie de faire des concerts."

As-tu eu des coups de cœur pour des dessins animés ou des bandes dessinées ?
Oui, il y a un artiste en bande-dessinée que j'adore : le Japonais Hideshi Hino, et son œuvre "Serpent rouge". C'est un livre très noir. Le narrateur parle des personnages de sa famille et de sa façon de les voir. On est vraiment à la frontière des chimères. Ce qui me plaît c'est quand l'artiste part de choses réelles et concrètes, pour nous montrer, en passant par son filtre, comment ça se passe dans sa tête. J'aime beaucoup David B. aussi, "L'Ascension du Haut Mal". Il dessine ses rêves, ses cauchemars et couche sur papier comment il voit la maladie de son frère épileptique. C'est très fort, très beau, très cru aussi.

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