Marilou Berry : "Je suis super fière d'avoir tourné avec Brad Pitt !"

Trentenaire célibataire aux fesses arrondies, Marilou Berry nous séduit dans "Joséphine", une comédie romantique inspirée du personnage de Pénélope Bagieu. Rencontre avec une actrice bien dans sa génération et ses talons hauts.

Marilou Berry : "Je suis super fière d'avoir tourné avec Brad Pitt !"
© UGC Distribution

Carré mi-long blond et ondulé, silhouette affinée juchée sur des talons compensés, Marilou Berry 30 ans, n'a plus rien d'une Vilaine. Dans Joséphine, elle incarne une trentenaire célibataire un brin prétentieuse, de mauvaise foi et orgueilleuse. Un rôle que Marilou Berry a pris un malin plaisir à interpréter.

JournalDesFemmes.com : Qui est cette Joséphine ?
Marilou Berry : Joséphine, c'est une fille de 29 ans 3/4, qui cherche l'amour mais qui le cherche très très mal. Comme beaucoup de trentenaires célibataires, elle le veut bon cuisinier, qui aime les enfants... Mais à trop se focaliser sur des critères, elle ne trouve évidemment pas. Sa vie va être bouleversée par l'annonce du mariage de sa petite sœur. Pour contrer cette goutte d'eau qui fait déborder sa tasse à café de grande sœur célibataire, Joséphine va s'embourber dans un mensonge plus gros que ses fesses, son autre obsession.

marilou jo
Marilou Berry dans Joséphine © Arnaud Borrel

L'obsession de beaucoup de femmes...
Marilou Berry : Oui mais chez Joséphine, cela prend des proportions encore plus importante que la taille même de ses fesses. En même temps, ça l'arrange bien. Parce que ça lui permet de reporter tous ses problèmes dans ses fesses. C'est un peu son catalyseur de problèmes : "c'est pas ma faute, c'est la faute à mon cul" !

Heureusement, qu'elle a Brad Pitt...
Marilou Berry : Rires... Je suis super fière de pouvoir ajouter à mon CV que j'ai tourné avec Brad Pitt. C'est un chat hors pair. Il connaissait son texte au poil ! On a fait une pub ensemble depuis, elle est en ligne sur ma page facebook. Je poste aussi toutes les petites vidéos que j'ai filmées depuis le début de la tournée.

Vous semblez avoir pris beaucoup de plaisir à tourner ce film...
Marilou Berry : Je fais rarement ce qui ne me fait pas plaisir. Je me souviens d'une prof de maths pas sympa qui m'avait dit : "Vous savez Mlle Berry, dans la vie on ne fait pas toujours ce que l'on veut !". Moi j'ai décidé que si. Mes personnages, je les joue toujours parce que j'en ai envie, et que j'y prends du plaisir. Si on n'y croit pas, ça se voit tout de suite à l'écran.

Qu'est-ce qui vous a donné envie pour Joséphine ?
Marilou Berry : J'étais super contente de jouer Joséphine parce que derrière son apparence caricaturale, la nana de 30 ans un peu snob avec des idées préconçues et qui habite seule avec son chat – je sais de quoi je parle j'en ai deux à la maison ! -, c'est une fille super contemporaine, confrontée à la dualité à laquelle les femmes doivent faire face. Elle a envie d'être super indépendante, avoir une carrière mais en même temps, elle ne peut pas s'empêcher de se dire "merde, j'ai 30 ans, mes parents à cet âge, ils étaient déjà mariés". Je crois qu'aujourd'hui, les filles luttent pas mal entre ce désir d'indépendance et l'obsession de la rencontre.

Les sites de rencontre, vous en pensez quoi? 
Marilou Berry : Ça me fait assez peur. Je ne m'y retrouve pas dans l'idée de chercher l'amour par critères. Je trouve ça assez glaçant. Je m'étais inscrite pour un rôle et j'ai trouvé ça tout sauf romantique, surtout qu'il y en a pas mal qui cherchent des "plans cul". Autant aller direct sur Gleeden ! En revanche pour les gens qui sont un peu excentrés, isolés, ça peut être utile. Mais dans la démarche, je préfère encore Facebook. Faussement un site de rencontres.  

amis josephine 250
Marilou Berry, Amelle Chahbi, Bérengère Krief, Cyril Gueï dans Joséphine © Arnaud Borrel

Joséphine a son petit cercle d'amis. Vous êtes plutôt "plus on est de fous plus on rit" ou solitaire ?
Marilou Berry : Je suis plutôt petit noyau dur avec des amitiés de longue date. Mon meilleur ami, je le connais depuis que j'ai 6 ans. J'ai gardé contact avec des personnes de mes cours de théâtre, et sinon j'ai rencontré quelques personnes au fil des tournages. Alice (Pol) ou Bérangère (Krief), que je vois super souvent depuis la fin du tournage. L'amitié, ça se fait naturellement, un peu comme une histoire d'amour qu'on n'attendait pas ! 

Comme Joséphine qui ne s'attendait pas à tomber amoureuse de Gilles, le gentil garçon. Vous, vous êtes plutôt bad boy ou gentil garçon ?
Marilou Berry : J'ai eu ma période un peu "infirmière", genre "t'inquiète pas mon chéri, je vais m'occuper de toi, te sauver de tes problèmes de bad boy". Mais j'ai fini par me rendre compte que ce n'était pas ça l'amour. Jouer les bons samaritains avec la personne qu'on aime, ça rend pas heureux. Depuis, j'ai trouvé un gentil garçon.

C'est pour lui que vous avez perdu du poids ?
Marilou Berry : Ma perte de poids, ça s'est déclenché à un moment de ma vie, et j'en ai profité. J'avais le choix entre faire une dépression dans la nourriture ou pas. J'ai opté pour la deuxième option, ça m'a amené d'autres rôles, d'autres tailles de pantalon aussi !

affiche josephine
Affiche du film Joséphine © UGC Distribution

Ça vous a permis d'être plus à l'aise avec la féminité de Joséphine ?
Marilou Berry : Avec ou sans 30 kilos en plus, j'ai toujours été très féminine. Depuis que j'ai perdu du poids on me reproche d'avoir déclaré être bien dans mes baskets avant. Ce qui était le cas. Je n'ai jamais fait l'apologie de l'obésité. J'ai simplement expliqué que cela ne m'empêchait pas d'être heureuse et d'être bien dans ma vie. Quand on a des complexes, plutôt que de les assumer, on les cache. J'ai jamais compris ces nanas qui mettent un pull autour de leur taille pour cacher leurs fesses. Mieux vaut adopter la technique de Joséphine : une robe cintrée avec un petit cache cœur, c'est joli et ingénieux !

Vous avez monté les marches à Cannes cette année. C'était votre première fois...
Marilou Berry :
J'y ai pris beaucoup de plaisir. Les photographes, l'apparence, ce n'était pas forcément un exercice qui m'amusait avant. A Cannes, j'ai aimé me faire belle, jouer avec les photographes.

Pour finir, une anecdote de tournage ?
Marilou Berry : Faire semblant qu'il faisait chaud dans la scène du baiser alors qu'on était en plein mois de novembre ! J'étais bleue. Sinon, j'ai adoré interrompre un mariage. C'est hyper jouissif, c'est le genre de chose que tu ne fais pas deux fois, voire pas du tout ! Il y a aussi mon premier baiser de cinéma. Plus romantique que la pelle que j'avais roulé à Omar (dans Nos jours heureux, ndlr). Et sinon, j'ai bien aimé porter cette paire de fesses tous les jours. C'était drôle.

Retrouvez la fiche film sur L'Internaute ciné