Jane Campion

Biographie

Date de naissance 30/04/1954
Lieu de naissance Wellington
Pays Nouvelle-Zélande
Signe astrologique Taureau
Amis Holly Hunter, Nicole Kidman

Jane Campion, femme de festival

Seule femme lauréate de la Palme d'or au Festival de Cannes, Jane Campion est une réalisatrice néo-zélandaise qui aime sonder la profondeur de l'âme de ses personnages.

Fuir le cinéma...

Réalisatrice et scénariste née en Nouvelle-Zélande, Jane Campion naît d'une mère actrice et d'un père directeur de théâtre. Sa mère l'initie à la culture du cinéma en lui faisant regarder "Belle de jour" de Luis Buñuel, où une femme se prostitue dans le dos de son mari... Refusant d'embrasser la même carrière que ses parents, Jane Campion décroche un diplôme d'anthropologie en 1975, puis part pour la Grande-Bretagne pour y intégrer la Chelsea School of Art, à Londres. Elle retourne ensuite plus près de son île natale, en 1979, pour étudier la peinture à Sydney. En 1984, elle finit diplômée de cinéma en Australie et commence à travailler pour la télévision. Son héritage l'aura finalement rattrapée...

Jane Campion et Cannes, une histoire d'amour

Le premier court-métrage de la réalisatrice est déjà primé au Festival de Cannes en 1986 : "Peel" raconte en neuf minutes l'histoire d'un père, sa soeur et son fils qui s'arrêtent au bord de la route, en plein voyage, à cause d'une épluchure... En revanche, en 1989, "Sweetie", son premier long-métrage, est hué au Festival ! L'année suivante, "Un ange à ma table" remporte cependant le grand prix du jury de la Mostra de Venise. En 1993, Jane Campion remporte la Palme d'or au Festival de Cannes pour "La Leçon de piano", un drame qui révèlera également l'actrice Holly Hunter (Oscar de la meilleure actrice en 1994). La réalisatrice devient présidente du jury du Festival en 2014. Qu'il s'agisse de la Palme ou du siège de présidente, elle est la seule femme à avoir accédé à ces titres prestigieux. Féministe confirmée, celle qui s'inquiète de n'avoir rien à se mettre pour défiler sur le tapis rouge aurait souhaité, selon ses dires, constituer un jury essentiellement féminin pour juger les seize cinéastes masculins en lice. Mais les mentalités sont difficiles à faire bouger...

Dans la profondeur des âmes

Un mois après sa Palme d'or, son enfant, Jasper, décède à l'âge de quelques jours. Mariée à Colin Englert de 1992 à 2001, Jane Campion tombe enceinte six mois après le drame, en 1994. Sa fille Alice l'inspirera plus tard pour "Bright Star" (nominé pour le César du meilleur film étranger en 2011), un film retraçant l'histoire d'amour entre le poète John Keats et Fanny Brawne. Mais avant cela, en 1996, son adaptation du roman d'Henry James "Portrait de femme" reçoit un bilan plus que mitigé. Le romantisme, le désir féminin, l'émancipation d'héroïnes fragiles laissent le pas à des scènes agrémentées de trop de bavardages, selon les critiques. Jane Campion enchaîne ensuite pour réaliser "Holy Smoke", avec Kate Winslet en tête d'affiche, puis "In the Cut", un thriller érotique avec Meg Ryan. En 2013, elle revient avec une minisérie télé, "Top of the Lake". Au coeur d'un paysage paradisiaque, elle développe le thème du bien et du mal autour de personnages cachant souvent de lourds secrets. Ambiance film noir et féministe, cette série à succès creuse les thèmes chers à la réalisatrice.

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