Emily Loizeau en chat Envie de nouvelles sonorités ?

une envie surtout d'écrire d'une autre manière, d'explorer l'écriture sans ce
Une envie surtout d'écrire d'une autre manière, d'explorer l'écriture sans ce double qu'est mon piano. © L'Internaute Magazine / Arnaud Baudry

Le piano est beaucoup moins présent dans cet album que dans le précédent. Envie de nouvelles sonorités ?

Une envie surtout d'écrire d'une autre manière, d'explorer l'écriture sans ce double qu'est mon piano pour me mettre plus en danger et pour aller vers d'autres émotions que je portais en moi depuis longtemps : ce rapport au rythme, à la voix... plus charnel, plus animal, plus brut. Le piano ne disparaîtra jamais pour autant et d'ailleurs, il est toujours là dans ce disque. Il est un peu moins au centre de la pièce, c'est tout.

 

Pourriez-vous nous parler du tambour malbar, cet instrument que vous avez ramené de la Réunion ? Est-ce difficile d'en jouer ? Quel type de sonorité cela produit-il ?

Vous avez un exemple de tambour malbar bien joué sur Pays Sauvage. C'est un son qui claque et qui se joue souvent à plusieurs aussi. Ca donne cette impression de percussions très présentes et en même temps lointaines...comme si on les entendait au travers d'une forêt. Moi, j'en joue à vrai dire à ma manière et il faut normalement deux baguettes dont une plate.

 

J'ai assisté au spectacle de Compiègne. En étant au 1er rang, j'en ai pris plein les yeux, bref un vrai régal ! Comment s'appelle l'instrument à soufflet que vous utilisez pour la chanson "Come on up to the house " ?

C'est un harmonium qui vient de Delhi. L'harmonium existe dans sa version meuble dans certaines églises et dans beaucoup de musiques anglo-américaines... La version transportable est typique d'un son qu'on retrouve dans la musique indienne mais reste proche de l'harmonium classique.

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