Liya Kebede : rencontre avec l'égérie engagée d'Amazon Mode

"Ne me ressemblez pas, ressemblez-vous" exhorte Liya Kebede, ambassadrice du printemps-été 2017 d'Amazon Mode dans la campagne placée sous le signe de l'empowerment. Pourtant, qui n'aurait pas envie d'imiter le top hyperactif à la carrière exemplaire ? Rencontre avec une égérie hors normes.

Liya Kebede : rencontre avec l'égérie engagée d'Amazon Mode
© Amazon Mode

Outre sa beauté saisissante, ce qui frappe lorsque l'on rencontre le top Liya Kebede, c'est sa lumière. Une aura exceptionnelle qui l'a menée, à 39 ans, a être choisie par le géant Amazon Mode pour incarner son printemps-été 2017. C'est dans ce cadre que nous faisons connaissance avec l'icône éthiopienne. Non sans admiration : première femme noire à défiler pour Gucci ou encore Chloé en 2000, premier visage de couleur pour Esthée Lauder en 2003, Liya Kebede continue à arpenter les podiums en 2017 comme si le temps l'avait oubliée. Les secrets d'une telle fraîcheur ? Une carrière à visages multiples, de mannequin, d'actrice, mais aussi de philanthrope avec un titre d'ambassadrice de bonne volonté de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sa fondation au service des mères africaines et enfin de créatrice avec la marque Lemlem. Au travers de ce dernier projet, textile et humain, elle met en valeur le savoir-faire de son pays de naissance tout en finançant et en développant l'industrie mode africaine et l'artisanat auxquels elle croit plus que quiconque. En résulte une griffe inspirée, simplement désirable, en vente également sur Amazon Mode. Mais rien d'étonnant dans ce succès : ce savant équilibre entre le beau et le bon est la trame du parcours de Liya Kebede. Citoyenne de la planète mode comme de la planète Terre, consciente et ouverte, toujours bienveillante. Entretien avec l'égérie inspirante.

© Amazon Mode

Le Journal des Femmes : Dans la campagne Amazon Mode printemps-été 2017, vous encouragez les femmes à trouver leur propre style, comment définissez-vous le vôtre ?

Liya Kebede : Je dirais que j'aime être à l'aise dans mes vêtements. Je pense qu'on est bien, jolie, quand on se sent bien et qu'on ne l'est pas quand on est dans l'inconfort. Donc je porte surtout des pièces casual, cool. J'aime mixer les pièces de toutes sortes et celles du vestiaire masculin. Je dirais que mon look est casual-chic, pour résumer.

Toujours dans cette campagne, vous encouragez les femmes à se détacher de l'image des mannequins pour trouver leur propre personnalité. Selon vous, quel est le rôle des mannequins dans l'autonomisation des femmes ?

Je pense que mon rôle est simplement de montrer un exemple de femme. Je suis personnellement multitâche : mannequin, mère, entrepreneur. Mais il existe toute sorte de profil, le tout est de les rendre visibles pour que d'autres puissent s'identifier. Montrer une façon d'être, pour que les femmes puissent choisir ensuite d'être ce qu'elles veulent.

Est-ce que vous avez un conseil à donner aux femmes pour qu'elles se sentent plus sûres d'elles avec leurs goûts en matière de mode ?

Je pense que le tout est de trouver un style dans lequel on est à l'aise et qui rende sûre de soi. Une fois qu'on s'est trouvé, que l'on sait ce qui nous va, il faut en être fière.

© Amazon Mode

Plus de femmes avec des formes, de couleur... Les choses changent pour les mannequins. Y a-t-il un terrain que vous aimeriez voir s'améliorer encore ?

C'est très appréciable de voir toutes sortes de filles défiler, en termes de silhouette, de taille, de couleur. Ce que j'espère, c'est que ce ne soit pas un simple effet de mode temporaire. J'espère que ça deviendra la norme.

La mode a un rapport compliqué au continent africain, en tant que mannequin et designer éthiopien, comment voyez-vous le futur de la mode conçue et pensée en Afrique à l'échelle internationale ?

Il y a un potentiel énorme en Afrique et beaucoup de talents. Mais il y a aussi besoin d'un gros coup de main et de soutien. J'espère que ma marque –Lemlem- donnera l'exemple et des idées à d'autres pour continuer d'ouvrir la voie. Selon moi l'Afrique est le nouveau terrain de la mode et c'est excitant.

La dernière fashion week automne-hiver 2017-2018 a été particulièrement engagée. Qu'en avez-vous retenu ?

Je suis vraiment heureuse qu'il y ait eu toutes ces manifestations politiques de la part de tant de marques. J'ai défilé pour le show Calvin Klein à New York, sur la musique de David Bowie ("This is not America" NDLR). C'était très puissant compte tenu de ce qui se passe politiquement là-bas. Je crois que l'industrie de la mode a toujours été alerte, consciente du monde dans lequel elle évolue et a toujours su prendre la parole. C'est une chose dont je suis fière.

La sélection Liya Kebede printemps-été 2017 et la collection Lemlem sont disponibles dès à présent sur Amazon Mode

© Mitia Bernetel