Les feuilles mortes se ramassent à la pelle chez Chanel

Pour sa collection automne-hiver 2018-2019, Karl Lagerfeld emmène sa femme Chanel dans une forêt plongée dans la brume automnale, au milieu des feuilles mortes. Promenade fashion.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle chez Chanel
© Imaxtree.com

L'automne s'est invité en plein mois de mars rien que pour Chanel. Arbres, mousse et parterre de feuilles mortes ont été amenés du parc du Perche - et y seront rapportés après le show - pour transformer la nef du Grand Palais en forêt brumeuse. Ainsi, la femme Chanel traverse avec élégance ce bois plongé dans une ambiance romantique, voire mélancolique, en total accord avec l'esprit de la collection automne-hiver 2018-2019.

À travers 82 silhouettes, Karl Lagerfeld fait honneur à une femme hésitant entre un style classique, usant et abusant des codes historiques de la maison, et un style décalé, via de nombreuses pièces aux coupes modernes et aux matières novatrices. Le chemisier blanc virginal et le pull à col roulé sont mixés avec un pantalon large, une robe en cuir ou encore des vestes longues en plumes ou feuilles. Les tailleurs en tweed et les nombreux manteaux sont, quant à eux, plus longs que d'ordinaire et laissent entrevoir des mitaines en cuir, de longues écharpes color-block ou des collants glitter. De la même manière que les paillettes sur les gambettes, les textures métallisées de la collection attirent immédiatement le regard et amènent de la fantaisie et de l'originalité à ce dressing conventionnel un peu trop attendu présenté par la griffe française.

Une invitation en feuille d'érable séchée, un sol couvert d'un feuillage roux et des imprimés reprenant ce même motif sur des manteaux, des vestes, des jupes taille haute, des robes longues volantées mais aussi sur un tailleur jupe : Karl Lagerfeld exploite avec poésie et à 360° une végétation automnale qui semble l'obséder. 

 

An autumn leaf was on the cover of the Chanel programme - and on the floor of the Grand Palais

Une publication partagée par Suzy Menkes (@suzymenkesvogue) le

Voir aussi :