Allocations familiales : qu'est-ce qui change pour les parents ?

A compter du 1er avril 2018 et pour compenser l'inflation, de nombreuses prestations sociales sont revalorisées. D'autres, comme la Paje, sont diminuées, et certains parents n'y auront plus droit. Quels sont les nouveaux montants ? Qui est concerné ? On fait le point.

Allocations familiales : qu'est-ce qui change pour les parents ?
© 123rf-Denis Raev

Pour compenser l'inflation, les prestations familiales augmentent de 1% à compter du 1er avril 2018. Par conséquent, les principales aides permettant aux parents de subvenir aux besoins de leurs enfants sont revalorisés. Prime à la naissance, allocation de rentrée scolaire, complément de libre choix du mode de garde, complément familial... Découvrez les prestations sociales qui augmentent, et celles qui baissent pour les familles.

Les allocations familiales augmentent de 1%. Au 1er avril, les parents ayant au moins deux enfants à charge et dont les ressources sont inférieures ou égales à 67 542 euros pourront bénéficier au maximum de 131,16 euros par mois, et au minimum, de 32,79 euros si les ressources dépassent 90 026 euros par an.

Le complément familial, versé aux parents de trois enfants et plus, atteint désormais la somme de 170,71 euros après une augmentation de 1%. Le montant majoré, versé aux familles nombreuses dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond, s'élève à 256,09 euros par mois (contre 236,70 euros), soit une augmentation de 8,2%.

L'allocation de soutien familial augmente cette année de 5,2% pour un taux plein, s'élevant ainsi à 153,70 euros et à 115,30 euros pour un taux partiel (contre 109,65 euros avant le 1er avril). Cette prestation sociale vise à aider les parents isolés qui ne perçoivent pas de pension alimentaire.

L'allocation de base d'éducation d'enfant handicapé est également revu à la hausse (+1%), et passe à 131,81 euros. Cette aide permet aux parents de compenser les frais d'éducation et de soins pour les enfants en situation de handicap. Le montant n'est pas soumis aux conditions de ressources des familles. Il varie en fonction du niveau de handicap de l'enfant, les dépenses qui y sont liées et les conséquences sur le travail des parents.

Le complément de libre choix du mode de garde augmente lui aussi de 1%. Pour les parents ayant un ou plusieurs enfants âgés de moins de trois ans, le montant varie entre 176,82 euros et 467,41 euros (selon les ressources annuelles des familles). Cette prestation familiale prend en charge une partie de la rémunération d'une assistante maternelle, d'une nounou à domicile ou d'une micro-crèche.

L'allocation de rentrée scolaire, versée chaque année en août pour compenser les dépenses de fournitures augmente de 1%. Son montant s'élèvera à 367,73 euros pour les 6-10 ans, à 388,02 euros pour les enfants de 11 à 14 ans et à 401,47 euros pour les 15-18 ans.

La prime à la naissance. Son montant passe de 923,09 euros à 941,66 euros pour les enfants nés à partir du 1er avril 2018 (+2%). Pour les parents dont les enfants sont nés avant cette date, le montant ne change pas. 

L'allocation de base de la Paje est néanmoins diminuée à partir du 1er avril (que l'enfant soit né ou adopté). De plus, les critères de ressources sont réduits, ce qui limite le nombre de parents qui pourront en bénéficier. Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le gouvernement avait annoncé, fin 2017, vouloir diminuer le montant de la Paje en revenant sur ses plafonds d'attribution. Par conséquent, le montant de l'allocation de base de la Paje s'élève désormais à 170,71 euros pour un taux plein (au lieu de 184,61 euros), et à 85,36 euros pour un taux partiel (au lieu de 92,31 euros). En ce qui concerne les ressources, les nouvelles conditions sont les suivantes. Par exemple, lorsque les deux parents travaillent et accueillent leur premier enfant, né à partir du 1er avril 2018, le montant des ressources annuelles (revenus 2016 pris en compte) ne doit pas dépasser 41 425 euros (contre 45 666 euros pour les enfants nés avant avril 2018). Quant aux couples ayant un seul revenu, ils ne devront pas dépasser 31 345 euros (contre 35 944 euros).