L’AlgérieDes registres ont commencé à être tenus
dès les premières années de la présence française, et ce
jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962. C’est dans les grandes villes que les registres ont été créés le plus rapidement. Ceux-ci étaient tenus en double exemplaire, mais ils sont restés sur place après l’indépendance. Une campagne de microfilmage a déjà permis de rendre consultables en France les deux tiers de ces registres. Ceux-ci sont conservés au
Service central de l’état civil à Nantes. Mais ces registres ne concernent malheureusement que peu les familles musulmanes d’Algérie puisque l’on ne peut accéder qu’aux registres des années 1855, 1856 et 1858.
On est donc souvent contraint de se tourner vers d’autres sources, comme par exemple les
dénombrements de la population des années 1906, 1911, 1931 et 1954. Ces documents précisaient l’origine des individus : s’ils étaient Français d’origine, s’ils avaient été naturalisés (sous certaines conditions), s’ils étaient Marocains ou encore étrangers.
Avant 1894, seuls les Français figuraient sur les
listes électorales. Après cette année, ces listes distinguaient les « Français », c'est-à-dire les Français d’origine et les musulmans ayant acquis la nationalité française, des « musulmans », que l’on a successivement nommés indigènes, musulmans puis Français musulmans.
La TunisieLa Tunisie a été
sous protectorat français de 1881 à 1956. Des
registres ont donc été tenus en trois exemplaires
de 1884 à 1956. Ils concernaient l’ensemble de la population, Européens comme musulmans. Si ces registres sont restés sur place après la fin du protectorat français, des microfilms ont néanmoins été réalisés et sont consultables à
Nantes, au
Service central de l’état civil.
Le MarocEtant aussi sous protectorat français de 1912 à 1956, des
registres ont de même été tenus au Maroc,
entre 1915 et 1956. Ceux-ci étaient établis en deux exemplaires, dont l’un est également consultable à
Nantes, au
Service central de l’état civil.
Voir aussi :-
Les protestants
-
Les juifs