Grand Corps Malade : "Je suis un papa gâteau"

A l'occasion de la réédition de l'album "Funambule" de Grand Corps Malade, enrichi de 4 titres inédits, l'artiste se confie sur son rôle de papa.

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Grand Corps Malade est un papa très proche de ses enfants. © DR

L'album "Funambule" se retrouve dans les bacs enrichi de 4 nouveaux titres dont l'un est intitulé "Robin des Bois". Dans ce morceau, il évoque une conversation avec son fils aîné. Grand Corps Malade, alias Fabien Marsaud, s'est confié pour nous sur son rôle de papa. De sa voix grave, il nous a expliqué avec tendresse et humour son amour pour ses deux fils (4 ans et 1 an). Rencontre. 

Vous présentez quatre titres inédits dont un inspiré d'une conversation avec votre fils aîné. D'habitude, vous êtes très discret sur votre vie privée. Avez-vous hésité à écrire "Robin des Bois" ?

GCM : "Non pas du tout. Ce n'est pas une conversation très intime, c'est une conversation que n'importe quel enfant peut avoir avec son parent. Dans mes titres, même quand je parle de mes enfants, je peux rester discret.

Vous avez choisi de clôturer cet album par le titre "Robin des Bois" : pourquoi ce choix ?

Cela a une signification sur le fond et la forme. Il y a une symbolique de finir l'album sur ce morceau en particulier puisque c'est une conversation avec un enfant, donc ça ouvre sur l'avenir. Sur la forme, c'est un morceau sans musique donc ce n'est pas une vraie chanson et je trouvais ça bien de finir comme ça.

Par rapport à ce titre, si je vous demande quelle est la question à laquelle vous avez le plus de mal à répondre à votre enfant ?

Mon fils voit de temps en temps des personnes sans domicile dans la rue et il a un peu de mal à comprendre pourquoi, lui, vit au chaud quand d'autres personnes vivent dehors. C'est difficile à assimiler pour un cerveau d'enfant de 4 ans et donc il est compliqué de lui expliquer.

Dans "Robin des Bois", vous proposez de regarder un DVD avec votre fils. Est-ce votre activité préférée en famille ?

Ce n'est pas ma préférée mais c'est vrai que depuis qu'il ne fait plus de sieste, c'est un temps calme que j'aime bien. Cela me permet de me caler avec lui. J'aime bien aller au cinéma aussi avec lui. C'est plaisant d'entendre ses petites réflexions.

En général, trouvez-vous que vos enfants sont une source d'inspiration pour votre musique ?

Je m'inspire de tout ce que je vis, de tout ce que je vois, donc forcément mes enfants m'inspirent. C'est un tel bouleversement dans la vie ! J'ai écrit plusieurs titres à leur propos : "Définitivement" qui a été composé avant la naissance, "Le manège", "Robin des Bois"...

Vos enfants écoutent-ils vos albums à la maison ? Qu'en pensent-ils ?

Mon fils aîné écoute mais mon deuxième est trop petit. Il aime danser donc il apprécie particulièrement tous les titres rythmés. 

Vous avez été papa pour la première fois en 2010. Qu'est-ce que cela vous a fait d'être père ?

C'est un bouleversement. Toutes les priorités sont amenées à évoluer. On ne vit plus que pour soi, pour ses propres plaisirs. On se sent responsable, on est là pour le protéger, l'aider à grandir. Ça semble un peu bateau de dire ça mais c'est tellement vrai !

A quel moment vous êtes-vous vraiment senti papa ?

Grosso modo au bout d'un mois. Dès le début, tu t'en occupes, tu le tiens dans tes bras, tu le changes... Mais ce n'est qu'au bout d'un certain temps que tu prends vraiment conscience de ce qu'est la paternité. Aux premiers vrais regards, aux vrais échanges.

Quel papa êtes-vous ?

Je suis assez papa gâteau. Je suis assez fan de mes enfants, très admiratifs d'eux. Je m'occupe d'eux, je donne le bain, je les habille... Je suis un papa moderne comme on dit ! En tout cas, je suis très proche d'eux !

Plutôt papa cool ou papa poule... Quelle éducation donnez-vous à vos enfants ?

J'essaie de trouver le bon compromis. D'être à la fois proche, bon copain et en même temps de savoir où poser la barrière. J'essaie de trouver un juste milieu entre cool et autoritaire. De toute façon, les enfants ont besoin de cette autorité, ça les rassure. J'espère avoir ce bon compromis.

Y a-t-il un moment dans l'enfance que vous redoutez ? Le premier chagrin d'amour, la première fête...

J'y pense un peu, parfois. On n'aime pas voir nos enfants souffrir. Alors je redoute plus le chagrin d'amour que la cuite qui ne dure que deux heures. Le premier chagrin, il peut être vraiment douloureux...

Vous avez une voix très grave... A la maison, est-ce vous qui lisez les histoires ?

J'en ai lu beaucoup et j'en lis toujours énormément. J'ai inventé un rituel qui est "l'histoire dans le noir" : pendant que mon fils est dans son lit, j'invente complètement une histoire... J'adore ça !

Portrait chinois... Si vous étiez :

- Une chanson : "Pierrot" de Renaud. Justement parce qu'il s'adresse à son enfant et ça me parle beaucoup.

- Un livre d'enfant : "Robin des Bois". Il y a du sens, du fond, de l'action, de l'amour...

- Une recette de cuisine : Un gratin de macaronis. Ce n'est pas compliqué à faire et tout le monde aime ça. Ça crée le consensus cette recette !"

 

Plus d'infos

Album Funambule de Grand Corps Malade, en écoute sur Deezer ou en vente dans les magasins spécialisés.

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Grand Corps Malade sort 4 titres inédits dans "Funambule". © DR