Quand le désir d'enfant n'est pas réciproque L'avis des psys : souvent des raisons sous-jacentes

il ne faut généraliser le refus de devenir mère ou père, chacun a ses raisons.
Il ne faut généraliser le refus de devenir mère ou père, chacun a ses raisons. © studiovespa - Fotolia

Si les raisons invoquées par les personnes qui ne souhaitent pas d'enfants sont sincères, on découvre souvent des raisons sous-jacentes beaucoup plus profondes, comme l'expliquent Maryse Pascau et Caroline Kruse.

 

Maryse Pascau :

"Sous l'argument "Je ne suis pas prêt" se cachent souvent plusieurs raisons. D'abord, il n'est pas rare qu'il y ait effectivement une grande immaturité psychique de la part de l'homme. Il reste encore trop de l'enfant en lui pour qu'il puisse envisager de devenir père à son tour. Chez certains, il y a également une difficulté à se projeter dans le loin.

En fait, d'une manière générale, on se rend assez souvent compte dans le travail que le couple en tant que tel n'est pas vraiment constitué. Il n'y a pas de projet de vie de couple, ce sont deux personnes qui vivent ensemble. Rassurez-vous, ce n'est pas irrémédiable, mais cela signifie qu'il faut travailler là-dessus.

Evidemment, il peut aussi s'agir de raisons plus "graves" et dont la personne n'a souvent pas conscience. Si elle a été maltraitée dans son enfance, par exemple, ou a subi un traumatisme, l'un des conséquences peut être une peur de faire des enfants, qui est interprétée comme une absence de désir d'enfant."

 

Caroline Kruse :

"Il est difficile de généraliser dans la mesure où ces raisons tiennent à l'histoire personnelle de chacun. A ses objets d'identification premiers (père, mère...), à la relation qui s'est nouée ou pas avec eux. On peut ne pas vouloir devenir père ou mère parce que, par exemple, on a peur de reproduire la violence qui a été celle de son propre parent. On peut aussi manquer de confiance dans ses capacités à s'occuper d'autrui ou encore avoir peur de vivre à une autre place ce qu'on a mal ou pas vécu." 

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