Quand le désir d'enfant n'est pas réciproque Faire le deuil de son enfant ou de son couple ?

l'important est de prendre une décision sereine, sans reproche ni regret.
L'important est de prendre une décision sereine, sans reproche ni regret. © vgstudio - Fotolia

Malgré des heures de thérapie, bien que vous ayez tous les deux été ouverts à la discussion, le constat d'échec est là. Chacun campe sur ses positions : vous voulez un enfant, pas lui. Le choix est donc simple : il faut faire une croix soit sur votre couple, soit sur votre désir d'enfant. Choix cornélien s'il en est.

Personne ne peut vous dicter cette réponse très personnelle, mais pour Maryse Pascau, "si les désirs sont différents, il y a toujours un moment où l'un des deux va trouver ça insupportable, ce qui entraînera la mort psychique du couple".

Ecouter ses propres désirs
Caroline Kruse rappelle un principe de base pour prendre la décision qui vous conviendra le mieux : "Il faut essayer d'être au plus près de son propre désir. Une femme ou un homme qui ne conçoit pas sa vie sans enfant doit se dire qu'il vaut mieux se séparer plutôt que de renoncer à cet axe de vie. D'autre part, si il ou elle préfère rester avec son compagnon, ça ne peut être qu'après avoir fait un travail qui lui aura permis de comprendre que son propre désir d'enfant n'était peut-être qu'un leurre, que le compagnon avait été choisi justement parce qu'il n'en voulait pas et que cet élément du choix permettait d'une part de réaliser son propre désir inconscient (ne pas avoir d'enfant) et de s'en dédouaner (aux yeux d'autrui, notamment des parents...) en l'attribuant à l'autre."

Quelle que soit la solution choisie, et surtout si vous restez avec votre compagnon ou votre compagne, il est primordial d'être parfaitement serein avec sa décision, afin de ne jamais reprocher à l'autre la décision que l'on a prise. Cela est valable que l'on ait finalement choisi de faire des enfants ou au contraire de ne pas en avoir. 

 

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