Présidentielle 2017 : que prévoient les candidats pour les familles ?

Allocations familiales, crèche, logements étudiants… Que proposent Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour réformer la politique familiale ? Zoom sur les mesures des deux candidats à l'élection présidentielle.

Présidentielle 2017 : que prévoient les candidats pour les familles ?
© piksel - 123RF

Ils ne sont désormais plus que deux au second tour de l'élection présidentielle. Le 7 mai prochain, nous saurons ainsi qui d'Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen sera élu(e) président de la République. Mais quelles sont les mesures de ces deux candidats pour réformer la politique familiale ? Crèche, allocations familiales, congé maternité… Le point sur leurs programmes.

Aides étudiantes

Emmanuel Macron prévoit de construire 60 000 logements pour les étudiants. Ces "logements jeunes" seront accessibles sans dépôt de garantie, sans demande de caution et pour un bail non renouvelable. Le candidat d'En Marche veut par ailleurs renforcer le système d'aides et bourses afin que celui-ci soit progressif et plus juste, mais aussi réinstaurer les bourses au mérite pour les étudiants titulaires d'une mention "Très Bien" au baccalauréat. Marine Le Pen veut elle aussi revaloriser les bourses au mérite et lancer un plan de construction de logements étudiants. Elle prévoit également de revaloriser de 25% les APL pour les jeunes de moins de 27 ans.

Aides familiales

Emmanuel Macron veut créer un versement social unique. Il souhaite que toutes les allocations sociales soient versées le même jour du mois, un trimestre maximum après la constatation des revenus contre jusqu'à deux ans aujourd'hui. Dans son programme, Marine Le Pen affirme quant à elle vouloir "mettre en œuvre une vraie politique nataliste réservée aux familles françaises, en rétablissant l'universalité des allocations familiales et en maintenant leur indexation sur le coût de la vie". En cas de "carence éducative manifeste", elle prévoit de supprimer les versements des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes. La candidate du Front National veut par ailleurs rehausser progressivement le plafond du quotient familial et rétablir la défiscalisation de la majoration des pensions de retraite pour les parents de famille nombreuse.

Congés maternité et parental

Emmanuel Macron veut un congé maternité unique qui soit garanti pour toutes les femmes quel que soit leur statut et qui soit aligné sur le régime le plus avantageux. Pour Marine Le Pen, c'est la libre répartition du congé parental entre les deux parents qui doit être rétablie.

Crèche

Dans son programme, Emmanuel Macron souhaite que l'accès aux crèches soit accru et plus équitable afin de garantir une plus grande égalité des chances. Pour ce faire, le candidat d'En Marche veut maintenir un rythme élevé de création de places en crèche. Il prévoit également d'obliger les communes à publier en ligne leurs critères d'attribution des places en crèche, puis à mettre en place systématiquement un système de cotation des demandes pour empêcher les passe-droits. Enfin, Emmanuel Macron veut orienter progressivement les critères d'attribution vers des règles plus équitables et moduler les financements nationaux selon le poids accordé par la commune aux critères sociaux. Marine Le Pen prévoit quant à elle de lancer un audit complet sur les structures d'accueil et de prise en charge des enfants afin de "mettre un terme aux dérives constatées au sein de certaines d'entre elles". La candidate du Front National souhaite également réorganiser et améliorer les politiques d'aide sociale à l'enfance.

Mariage pour tous

Dans son programme, Emmanuel Macron défend le mariage pour tous, qui est "un acquis fondamental du quinquennat en cours". Marine Le Pen veut quant à elle créer une union civile, "PACS amélioré", qui remplacera les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif, selon son programme.

PMA et GPA

Contrairement à Emmanuel Macron qui est favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes, Marine Le Pen souhaite la réserver comme réponse médicale aux problèmes de stérilité. Ils s'accordent en revanche pour maintenir l'interdiction de la gestation pour autrui (GPA) en France. Le candidat d'En Marche affirme en effet dans son programme que la GPA pose une question sur la dignité de la femme. Il estime toutefois qu'il faut "reconnaître l'existence et donner un statut juridique aux enfants qui vivent en France et qui sont nés de GPA à l'étranger", mais aussi qu'il faut initier une convention internationale pour lutter contre la marchandisation du corps des femmes et le trafic des enfants

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