Françoise Dolto, celle qui murmurait à l'oreille des bébés Ses principes

françoise dolto à son domicile le 14 novembre 1972
Françoise Dolto à son domicile le 14 novembre 1972 © Jean-Régis Roustan  Roger-Viollet

Ce que l'on retient avant tout du travail de Françoise Dolto, c'est sa perception des tout-petits : les bébés comprennent lorsqu'on leur parle.

A l'époque, c'est une révolution. En effet, personne ne considère les nourrissons comme des êtres humains. On pense même qu'ils sont insensibles à la douleur.

Alors que les petits sont exclus de la psychanalyse car ils ne parlent pas encore, Françoise Dolto est convaincue que les enfants communiquent à leur façon. Ils font savoir à leur manière que quelque chose ne va pas. Ce travail chez les nourrissons a toujours tenu à cœur à la pédiatre car elle voyait là une façon de prévenir certains troubles.

Lors de ses consultations, Françoise Dolto parle aux bébés. En leur expliquant les choses simplement, elle réussit à dénouer des situations parfois très épineuses.

Une femme engagée

Outre ses principes en matière de communication avec les jeunes enfants, Françoise Dolto a également souligné l'importance du père dans la construction de l'enfant, et ce, dès ses premiers jours. Pour elle, le bébé s'inscrit dans une triangulation entre la mère et le père. A travers ce dernier, l'enfant comprend qu'il n'est pas tout pour sa mère, ce qui entraîne de la frustration et donc de l'individualisation.

Françoise Dolto a également joué un rôle important dans le mouvement féministe aux côtés de Simone de Beauvoir et Françoise Sagan. Avec elles, elle a contribué à faire émerger le mouvement féministe politique.

De nos jours, Françoise Dolto inspire encore. Que se soit dans la psychanalyse, les mouvements féministes ou encore dans les villes. Les Maisons Vertes et autres structures d'accueil pour les enfants et les parents, si chères à la pédiatre, se sont multipliées dans toute la France et dans de nombreux pays d'Europe.

Sommaire