Les césariennes programmées sont en baisse

Les césariennes programmées étaient trop nombreuses et étaient surtout utilisées de façon disparate dans les 507 maternités de France. La Haute Autorité de Santé a mené une expérimentation pendant deux ans pour les diminuer. Les premiers résultats montrent une baisse significative.

Les césariennes programmées sont en baisse
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La HAS a observé que "de nombreux soins à l'hôpital sont "non pertinents", c'est-à-dire qu'ils sont parfois effectués sans être pour autant adaptés aux besoins de santé des patients". Les césariennes programmées en font partie. Certains établissements de santé étaient par exemple accusés de faire du zèle et d'avoir recours à cette intervention sans que cela soit forcément absolument nécessaire. Parfois, les patientes demandaient cette chirurgie pour plus de confort... Et ces agissements étaient identifiés par des études qui montraient "une forte disparité du taux annuel de césariennes programmées à terme, oscillant de 2 à 20% suivant les maternités". Pour remédier à cette hétérogénéité, la Direction Générale de l'Offre de Soins et la HAS, en partenariat avec les collèges nationaux de gynécologues-obstétriciens et de sages-femmes ont mené une expérimentation auprès de 165 maternités volontaires en France sur les 507 existantes. Pendant deux ans, les équipes médicales ont davantage dialogué entre elles pour partager expériences et savoir-faire. Et cette expérience est une réussite ! La HAS en a dévoilé les premiers résultats le 13 novembre : "Entre 2012 et 2013, la part des césariennes programmées à terme est passée de 39 à 38,3 % sur l'ensemble des césariennes à terme". Par ailleurs, une réduction des écarts de taux de césariennes a même été constatée parmi les maternités ne faisant pas partie du programme.

Enfin, il semble que l'information aux femmes enceintes et le dialogue entre patients et soignants se soient améliorés. La HAS évoque une plus grande implication des femmes enceintes dans la "décision partagée" des soins.

 

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