Comprendre et soigner la dépression post-natale Des symptômes variés, plus ou moins graves

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Epuisement, impression que l'on n'est pas à la hauteur pour s'occuper de son bébé... Les symptômes de la dépression peuvent être variés. © Piotr Marcinski - Fotolia.com

A vrai dire, le terme de dépression post-natale recouvre une multitude de réalités. "Cela peut aller de simples troubles émotionnels relativement peu marqués, jusqu'à des dépressions très sévères, commente le Dr Dayan. Dans de très rares cas, la maman va déclencher une psychose ou des troubles psychiatriques très importants. Ces cas sont, heureusement, exceptionnels, mais il faut les mentionner car ils sont trop rarement bien diagnostiqués."

Ainsi, il est impossible de décrire une liste de symptômes typiques de la dépression post-natale, "d'autant que, dans beaucoup de cas, les jeunes mamans ont tendance à cacher leur désarroi.

Elles font donc, jusque dans une certaine mesure, bonne figure auprès de leurs proches. C'est pourquoi on a longtemps parlé de dépression masquée ou de dépression souriante."

Anxiété constante

Cependant, quelques signes doivent attirer l'attention de l'entourage.

 Très souvent, la maman éprouve une fatigue qui confine à l'épuisement. Il est évidemment normal d'être fatiguée après un accouchement et avec l'arrivée de nouvelles responsabilités. Mais dans le cas d'une dépression, il s'agit d'une fatigue hors du commun, qui peut même être impressionnante vue de l'extérieur.

 A l'inverse, la femme victime de dépression post-natale peut être fébrile et hyper-active.

 Parallèlement, des troubles du sommeil sont également souvent présents (insomnie ou hypersomnie).

 Des pleurs répétés, que l'on tente souvent de masquer.

 Une irritabilité plus grande que de coutume ou des colères disproportionnées et/ou répétées.

 Une anxiété constante, allant parfois jusqu'à des crises d'angoisse puissantes.

 La jeune maman peut avoir l'impression qu'elle ne parvient pas à aimer son bébé. Ou, au contraire, le fait de l'aimer peut se révéler une véritable souffrance.

 Il n'est pas rare qu'elle ait l'impression de ne pas être capable de s'en occuper, de se sentir inhabituellement désemparée devant ses nouvelles responsabilités.

Bien sûr, chaque maman victime de dépression post-natale n'éprouve pas l'ensemble de ces symptômes mais peut-être l'un ou plusieurs d'entre eux, de façon plus ou moins prononcée.

Comme elle a souvent tendance à vouloir les cacher, il faut être attentif au moindre changement par rapport à son comportement habituel, sans toutefois devenir excessivement anxieux. Il est bien sûr normal de traverser une phase d'adaptation, notamment lorsqu'il s'agit du premier enfant.

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