Comprendre et soigner la dépression post-natale Qui consulter ? Pour quelle thérapie ?

n'hésitez pas à parler de vos problèmes lors de la consultation post-natale.
N'hésitez pas à parler de vos problèmes lors de la consultation post-natale. © Monkey Business - Fotolia.com

Heureusement, la dépression post-natale est aujourd'hui beaucoup mieux connue des professionnels. On a donc toutes les chances d'être bien orienté dès les premières consultations.

 L'idéal est de se rendre dans une unité parent-enfant composée de toute une équipe de professionnels (pédopsychiatres, psychologues, puéricultrices, infirmières...). Selon la situation, la maman pourra y rester avec son bébé à la journée, en hospitalisation à temps plein ou pour de simples consultations. L'avantage c'est qu'elle reçoit le soutient adapté tout en restant avec son enfant.

Malheureusement ces structures sont peu nombreuses en France (une vingtaine) et sont donc surchargées.

 Pour tenter de venir en aide au plus de mamans possibles, certaines ont donc instauré des consultations à domicile, qui peuvent également présenter une solution intéressante.

 Une autre alternative : aborder le sujet avec la sage-femme lors de la consultation post-natale. Il ne faut surtout pas minimiser la situation mais au contraire bien préciser tous les symptômes. Elle pourra ainsi vous orienter vers la personne et la solution adéquates.

 Le médecin traitant ne pourra probablement pas soigner lui-même la maman mais il pourra, au vu de ses symptômes, l'orienter vers le service ou le professionnel qu'il estime le plus adapté. Cette option est probablement préférable à celle de consulter directement un psychologue ou un psychiatre. La dépression post-natale est bien particulière, mieux vaut donc s'adresser à un spécialiste de la question et non à un psychiatre ou psychologue "généraliste".

L'un dans l'autre, la prise en charge s'est améliorée ces dernières années, mais beaucoup d'efforts restent à faire, estime Nadège Beauvois, de l'association Maman blues. "Les professionnels sont beaucoup mieux formés pour prendre en charge cette dépression. En revanche, on manque toujours cruellement de structures adaptées, où les mamans peuvent être reçues avec leur bébé, ce qui semble pourtant un pré-requis élémentaire."

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