Comprendre et soigner la dépression post-natale A ne pas confondre avec le baby-blues

a la différence du baby-blue, la dépression survient plutôt quelques semaines
A la différence du baby-blue, la dépression survient plutôt quelques semaines après la naissance. © pandore - Fotolia.com

Il est un épisode par lequel presque toutes les nouvelles mamans passent : environ trois jours après la naissance, elles sont envahies par une vague de tristesse et pleurent sans raison. Ces symptômes durent quelques heures à quelques jours et disparaissent d'eux-mêmes sans aucune intervention. "Il suffit alors à l'entourage d'être présent et compréhensif", explique le Dr Jacques Dayan, psychiatre, spécialiste de l'enfant. C'est le fameux baby-blues, un phénomène court et normal, intimement lié à la chute brutale des hormones (œstrogènes et progestérone) dont la femme enceinte est baignée jusqu'à l'accouchement.

Symptômes marqués

Même si certains symptômes semblent similaires et si les deux sont souvent confondus dans l'esprit collectif, le baby-blues n'a absolument rien à voir avec la dépression post-natale. Celle-ci est sérieuse, durable, profonde et peut s'avérer très grave si elle n'est pas prise en charge par une équipe de professionnels.

A la différence du baby-blues, elle survient généralement plutôt quelques semaines après la naissance et ne disparaît pas d'elle-même. Le lien avec la chute hormonale n'a jamais pu être prouvé et, heureusement, cette dépression ne concerne pas toutes les mamans.

Cependant, les premiers symptômes (tristesse, fatigue, pleurs) peuvent être confondus. L'entourage doit donc demeurer vigilant et s'assurer que tout rentre dans l'ordre rapidement.

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