Comprendre et soigner la dépression post-natale Quelques facteurs de risque identifiés

etre seule et sans soutien peut favoriser l'apparition de la dépression
Etre seule et sans soutien peut favoriser l'apparition de la dépression post-natale. © Monkey Business - Fotolia.com

S'il n'y a pas de profil type de la maman dépressive, plusieurs facteurs favorisants ont toutefois été identifiés. Ils ne sont en aucun cas déclencheurs de la dépression et ne sont pas indispensables à son apparition, mais ils peuvent créer un terrain favorable. Et ressemblent beaucoup aux facteurs de risque de la dépression "classique".

 Le fait de vivre dans la précarité n'aide évidemment pas à envisager les choses de façon positive. "D'une manière générale, le milieu social dans lequel on évolue joue bien-sûr un rôle", explique Jacques Dayan.

 Vivre seul, sans soutien et sans écoute peut également influencer le moral de façon négative alors qu'avoir une vie sociale bien remplie et, surtout, un entourage à l'écoute aide souvent à surmonter les problèmes du quotidien.

 Une relation de couple difficile peut également envenimer les choses.

 Le fait d'avoir déjà fait une dépression post-natale rend les mamans un peu plus à risque d'en faire une autre "mais ça n'est en aucun cas systématique", insiste le Dr Dayan. A l'inverse, on peut aussi avoir très bien vécu ses premières grossesse et faire une dépression pour le 2e ou 3e enfant, comme Nadège. Il n'y a aucune règle en la matière. Avoir fait une dépression à un moment donné dans sa vie constitue également un facteur de risque.

 Les naissances difficiles, lorsque l'accouchement a été compliqué ou que l'enfant n'est pas né en bonne santé, peuvent également constituer un déclencheur.

 Le fait d'avoir eu des relations difficiles avec ses propres parents dans la toute petite enfant pourrait aussi jouer un rôle important même si cela est très difficile à démontrer.

 De même, on n'a jamais pu prouver que les bouleversements hormonaux liés à l'accouchement soient pour quelque chose dans ces dépressions post-natales. On sait que la chute brutale des hormones au 3e jour est directement responsable du baby-blues. Aucun autre lien n'a pu être formellement démontré, même si on ne peut pas non plus écarter cette hypothèse.

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