Quelle hygiène de vie adopter avant la grossesse ?

Alimentation, stress et activité physique... Selon une étude Odoxa, deux futurs parents sur trois ne se sentent pas suffisamment informés sur l'hygiène de vie à adopter dès le projet d'enfant.

© Jozef Polc

Les futurs parents ont bien conscience des conséquences qu'une mauvaise hygiène de vie pendant la grossesse peut avoir sur la santé de bébé. "Alimentation, activité physique, stress, polluants… L'exposition précoce aux facteurs environnementaux influence la santé de l'enfant et de l'adulte qu'il deviendra", précise le Pr. Umberto Simeoni, président du Grand Forum des Tout-Petits, qui avait lieu à Paris le 9 novembre. Parmi les 1 008 futurs et jeunes parents de 20 à 40 ans interrogés par l'institut Odoxa pour l'association (qui protège la santé de la femme enceinte et du nouveau-né) et la fondation Premup, 49 % reconnaissent que les femmes doivent faire attention à leur alimentation. Mais concrètement, peu de couples mettent en application les bonnes pratiques d'hygiène de vie avant et après la conception. Paradoxalement, 32% des sondés pensent que le sport n'est pas nécessaire pour une femme avant et pendant la grossesse, alors qu'une activité physique régulière contribue par exemple à réduire les risques de développer un diabète gestationnel.

Un manque d'information avant la grossesse. Selon l'étude, deux futurs et jeunes parents sur trois ne se sentent pas suffisamment  informés sur les bonnes pratiques d'hygiène de vie à adopter avant la grossesse. Et même si 91 % d'entre eux sont conscients qu'une grossesse doit être bien préparée, seulement 25 % se disent prêts à être accompagnés en amont, et 54 % attendent le début de la grossesse pour consulter un médecin ou une sage-femme. Pourtant, la plupart en auraient bien besoin : 75 % estiment que la grossesse est source d'inquiétudes, voire de mal-être. Par ailleurs, 35 % des couples souhaitant avoir un bébé d'ici deux ans se disent prêts à réaliser une visite préconceptionnelle. Pour Olivier Parant, gynécologue-obstétricien au CHU de Toulouse, cet accompagnement est une étape clé dans le projet d'enfant et "permettrait de dépister des vulnérabilités à surveiller chez les parents. C'est lors de cette étape que le corps médical peut commencer à engager un accompagnement personnalisé du couple tant sur les questions d'hygiène de vie et d'alimentation, que de vaccination par exemple".

Le rôle du père indispensable.  7 Français sur 10 savent que l'hygiène de vie du père et son exposition précoce aux facteurs environnementaux jouent un rôle essentiel sur la santé future de l'enfant. Mais peu d'entre eux sont capables d'identifier les facteurs clés. Seuls 16 % des personnes interrogées citent l'alimentation, 12 % le stress, 10% le surpoids et 8 % l'activité physique. Ainsi, "peu savent qu'un excès de stress du père ou encore qu'un régime alimentaire déséquilibré peuvent altérer la santé de l'enfant à venir", commente l'étude. En revanche, ils sont 66 % à connaître les effets néfastes du tabac et 56 % celui de l'alcool.

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