Encore une étude qui montre qu'on peut boire ou manger pendant l'accouchement

Selon une étude canadienne, qui tranche avec les recommandations actuelles, prendre un repas léger pendant l'accouchement serait bénéfique pour les futures mamans ayant déjà commencé le travail.

© Tyler Olson

Jusqu'à présent et selon les maternités, il est déconseillé de manger ou de boire quelques heures avant ou pendant l'accouchement. A l'origine de ce jeûne pendant le travail obstétrical, une étude du Dr Curtis Mendelson en 1946 qui décrivait un risque d'inhalation bronchique en cas d'anesthésie. En effet, en cas de césarienne réalisée en urgence sous anesthésie générale, les aliments présents dans l’estomac de la future maman endormie pourraient remonter dans son œsophage et passer dans ses poumons, causant une asphyxie parfois fatale. 

Manger un repas léger, bénéfique ? Des chercheurs du Memorial University au Canada viennent pourtant une nouvelle fois de contrer ces arguments. Selon eux, un repas léger permettrait au contraire d'aider les futures mamans ayant commencé le travail. Pour eux, le risque que les aliments atteignent les poumons est en outre fortement diminué grâce aux progrès de la médecine et des anesthésistes. De plus, le fait de consommer un aliment pendant l'accouchement permettrait aux femmes de soulager leurs douleurs liées aux contractions et d'accélérer le processus pour expulser le bébé. Et parce qu'un accouchement brûle pratiquement autant de calories et d'énergie que lors d'une course de marathon, il est aussi préférable pour la future mère de boire ou de manger en petite quantité afin de tenir plus facilement pendant le travail.

En France, la plupart des maternités interdisent de boire entre deux contractions. Si certaines sages-femmes femmes peuvent se montrer conciliantes, d'autres, qui suivent des protocoles ultra-médicalisés, imposent encore aux futures mamans de rester à jeun et de ne pas se désaltérer, ne serait-ce qu'avec une goutte d'eau ! N'hésitez pas cependant à vous renseigner auprès de votre sage-femme et à en discuter avec elle.

Lire aussi