9 maisons de naissance autorisées à titre expérimental

Dans un décret paru au Journal officiel, le gouvernement autorise neuf nouvelles maisons de naissance, à titre expérimental, en fixant les règles qui devront encadrer ces établissements.

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De plus en plus de futures mamans souhaitent accoucher au naturel, dans un cadre plus intime et moins médicalisé. La maison de naissance, une alternative à l'hospitalisation classique, a fait l'objet d'expérimentations suite à une proposition de loi de l'UDI adoptée par le Parlement fin 2013. Depuis, trois maisons de naissance placées sous la direction des sages-femmes, ont vu le jour en France, et neuf autres viennent d'être autorisées à titre expérimental, indique un arrêté publié au Journal officiel. Les nouvelles maisons de naissance concernées sont : la société CALM-maison de naissance à Paris, des associations Premier Cri à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), la Maison de naissance Doumaia à Castres (Tarn), La Maison à Grenoble, Le temps de naître à Baie-Mahault (Guadeloupe), Joie de naître à Saint-Paul (La Réunion), Premières heures au monde à Bourgoin-Jallieu (Isère), la Maison de naissance Alsace (MANALA) à Sélestat (Bas-Rhin), et Un Nid pour naître à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Le gouvernement fixe les règles des maisons de naissance. Dans un décret publié le 1er août au Journal Officiel, le gouvernement fixe les règles qui devront encadrer ces établissements. Ainsi, seules les femmes enceintes ne présentant aucune pathologie particulière y seront accueillies. De plus, chaque maison de naissance devra être située près d'un établissement de santé "autorisé à l'activité de soins de gynécologie-obstétrique" et disposer d'un "accès direct et sans voie publique à traverser". En effet, en cas de besoin, il est indispensable de pouvoir "assurer, dans des conditions compatibles avec l'urgence, le transport non motorisé et allongé" de la mère et de son bébé. Enfin "une consultation préanesthésique" doit être effectuée dans l'établissement partenaire.

Quant aux sages-femmes qui suivent les futures et jeunes mamans de la grossesse à la naissance de l'enfant, elles doivent être en nombre "suffisant pour garantir la qualité et la sécurité de l'accueil et de la prise en charge des femmes enceintes inscrites". Deux sages-femmes devront aussi être présentes lors de l'accouchement en cas de "situations d'urgence". L'établissement sera tenu d'organiser les dépistages obligatoires dès la naissance des bébés, et d'informer la jeune maman sur le dépistage précoce de la surdité chez l'enfant.

Qu'en pensent les gynécologues et obstétriciens ? Les professionnels de santé ont longtemps été défavorables aux maisons de naissance, estimant qu'elles étaient trop risquées pour la santé de la mère et de l'enfant en cas de complication. Mais le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français a fini par se prononcer en faveur de ces établissements, sous certaines conditions. Pour l'heure, ces nouvelles maisons de naissance seront expérimentées pour une durée de cinq ans, avant de faire l'objet d'une évaluation par le ministère de la Santé qui présentera alors ses conclusions aux parlementaires.

Et vous, êtes-vous pour ou contre les maisons de naissance ? Donnez votre avis !

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