Fausses couches : ce qu'il faut savoir Lorsque les fausses couches se répètent, il faut consulter

en cas de fausse couche tardive, des examens sont systématiquement faits.
En cas de fausse couche tardive, des examens sont systématiquement faits. © anna - Fotolia

Il n'y a pas lieu de s'inquiéter à la première fausse couche, ni de consulter des spécialistes immédiatement. Les chiffres le montrent : c'est un phénomène courant qui concerne 15 % à 20 % des grossesses débutantes. Près de 200 000 femmes par an en France font donc une fausse couche spontanée.

Par contre, lorsque les fausses couches se répètent, le gynécologue peut décider de chercher s'il existe des causes précises. "Lorsqu'une femme en est à sa troisième fausse couche, on effectue généralement, en plus de le la recherche des maladies listées ci-avant (thrombophilie, immunologie...) un caryotype (la carte des chromosomes) des deux membres du couple pour voir s'il n'y a pas de problème génétique, explique le Dr Thierry Harvey. Mais très souvent, à l'issue de ces examens, on ne trouve rien. Il n'y a pas de traitement efficace contre les fausses couches."

Pour une fausse couche tardive

"Lorsque la fausse couche arrive lors du deuxième trimestre, après une échographie du premier trimestre normale, là, on va faire une batterie d'examens pour mieux comprendre : c'est qu'il s'est passé un événement majeur. On parle de fausse couche tardive après 3 mois de grossesse. Il faut trouver à quoi elle est due : un fœtus anormal ? Une vaginose ? Un problème au niveau du col ? De faut, il faut savoir qu'une infection bactérienne (vaginose) peut être à l'origine d'une fausse couche : c'est une cause fréquente et curable."

Parfois, il s'agit d'un problème au niveau du col de l'utérus, on parle de béance du col de l'utérus. Un cerclage peut être proposé à la femme. "Les études montrent que le cerclage n'est réellement efficace que chez celles qui ont présenté 2 fausses couches... En plus, le cerclage augmente le risque d'infection. Il faut aussi savoir qu'avec un cerclage, on n'a pas une activité normale. On recommande aux femmes de se reposer et c'est difficile de les faire rester en place, au repos, sans rien faire..." indique le Dr Harvey.

Sommaire