Fausses couches : ce qu'il faut savoir Un traitement médicamenteux peut être proposé

l'échographie est indispensable pour confirmer ou non la fausse couche.
L'échographie est indispensable pour confirmer ou non la fausse couche. © nyul - Fotolia

Il n'y a pas de symptômes qui permettent de diagnostiquer une fausse couche. Certaines femmes peuvent avoir des saignements en début de grossesse, alors que tout ira bien pendant les 9 mois et d'autres femmes n'en auront pas mais découvriront lors de l'échographie du 3e mois qu'il n'y a pas d'activité cardiaque.

Dans tous les cas, c'est l'échographie qui permet de confirmer l'arrêt de la grossesse. Pour une grossesse très récente, le gynécologue peut cependant décider d'attendre une semaine supplémentaire pour refaire une échographie, l'activité cardiaque n'étant pas visible en tout début de grossesse.

Une fois que la grossesse est arrêtée, le corps va évacuer de lui-même ce qu'on appelle le sac embryonnaire. "Dans 60 % des cas, la fausse couche et l'évacuation du sac embryonnaire ont lieu sans aucune intervention, explique le Dr Thierry Harvey. Parfois même avant l'échographie, sans que la femme n'ait eu de signe prédictif. Car le sac embryonnaire n'est pas évacué immédiatement à l'arrêt de la grossesse, cela prend parfois plusieurs semaines. Mais de toute façon, il n'y a aucune urgence ou risque d'infection à attendre cette expulsion naturelle, contrairement à certaines idées reçues. Ca peut mettre un mois à venir, sans aucun danger."

Aucun risque infectieux ou hémorragique

Pour les 40 % restants, la fausse couche n'est pas évacuée naturellement. Un traitement médicamenteux existe, il s'agit de misoprostol. Ce médicament provoque des contractions utérines et l'ouverture du col qui permettent l'expulsion du sac embryonnaire. Le Dr Thierry Harvey explique : "L'hospitalisation n'est pas indispensable car, contrairement à certains mythes, il n'y a pas de risque que la femme se vide de son sang en expulsant le sac embryonnaire. Les risques hémorragiques sont rares. Les femmes ne veulent souvent pas rester à l'hôpital pendant ces moments, préférant un endroit qu'elles connaissent. En plus on peut très bien intervenir chirurgicalement en urgence si besoin, lorsque l'expulsion n'est pas complète."

Si le traitement médicamenteux ne suffit pas, une intervention chirurgicale avec aspiration est effectuée mais comme elle peut entraîner certaines complications, elle n'est pas proposée en première intention. Parfois la patiente demandera un recours chirurgical pour des raisons personnelles qu'il faut savoir entendre et prendre en compte.

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