Journée des Femmes : et les Mères Solo ?

Le 8 mars, c' est la Journée internationale des Droits des Femmes. Est-ce à dire que les autres jours de l’année, les femmes comptent pour du beurre ? Au vu de leur représentativité publique, du montant de leur salaire et du déroulement de leur quotidien, il est évident qu’une longue marche reste à accomplir.

Des droits ? Parmi les femmes, distinguons la catégorie des Mamans Solo. Leur quotidien a déjà été évoqué dans ces colonnes : elles en ont plein le dos ! Et si, à l’occasion de ce 8 mars, elles revendiquaient quelques droits ? Pour égayer leurs devoirs ! Celles qui, solo, mais néanmoins secondées par un Monsieur Ex qui a préservé son rôle de père grâce à l’intelligence de son coeur, ne se reconnaîtront pas dans cette chronique, rédigée pour les autres, qui vivent les exemples ci-dessous au quotidien.

1 - Le droit de percevoir une pension alimentaire. Et qu’elle soit d’un montant décent et versée à la date prescrite par le jugement. Un simple sondage auprès de mères solo de votre entourage vous permettra de saisir l’ampleur de la pauvreté masculine. Qui eût cru, que tant d’hommes, alors que leur salaire est réputé plus élevé que celui des femmes, soient impécunieux ? D’autres, à force de pleurnicheries et de dissimulations, s’en sortent pour quelques centaines d’euros par mois. A quoi bon respecter la date de paiement mentionnée dans le jugement ? D’ailleurs, pourquoi cette pension alimentaire, au demeurant purement symbolique, car bien éloignée du montant réel des besoins des enfants, selon les travaux du Collectif des 11, est-elle déductible des impôts du payeur ? A quoi rime cette faveur face à la paupérisation des familles mono-parentales ?


2 - Le droit que son implication quotidienne soit reconnue et respectée. Lorsque au fil des années, une mère solo assume seule le quotidien de ses enfants, il est raisonnable de penser que les choix scolaires, alimentaires, de santé, d’activités… qu’elle prend pour eux, sont fondés. Alors, les signalements, les chantages et autres missives dénonciatrices basées sur les effets d’humeur de Monsieur Rancune, elles en ont plein le dos !

3 - Le droit de ne pas être dénigrée. Une rupture est douloureuse de part et d’autre. Pour les adultes comme pour les enfants. Nul besoin donc d’en rajouter en tentant de les monter contre l’autre parent. D’un côté comme de l’autre.  Et les mères solo ont besoin d’un autre regard que “Eh bien, cette vie, tu l’as choisie” !

4 - Le droit à un entretien des enfants réellement partagé.Quelle est la place des enfants dans un plan de carrière valorisant personnellement et financièrement ? Celle d’empêcheurs de travailler à outrance, qu’il faut faire garder. Par une baby-sitter, à rémunérer. Ou par la mère. C’est plus simple et ça ne coûte rien. Lorsque les relations enfants-père se sont distendues, que les rencontres sont rares ou inexistantes, c’est encore la mère qui subvient en totalité aux besoins, sans la moindre marge financière, car la pension alimentaire n’est aucunement majorée. Lorsqu’elle est même seulement payée !


Sans la moindre illusion sur “les bonnes résolutions du jour”, Madame Maman Solo, aujourd’hui comme hier et demain, assume le quotidien de ses enfants. Aussi ignorée que la femme du soldat inconnu.