Je m’organise : 1ere partie

Bien vous organiser vous facilite grandement la vie, vous évite beaucoup de fatigue et de stress, vous donne du temps pour autre chose. Seulement voilà… Parfois vous avez parfois bien du mal à vous organiser. Chantal Rialland vous aide à y voir plus clair…

«  J’ai tellement de choses à faire que je ne sais même pas par quoi commencer… », « Je suis débordée, je ne vois pas comment je vais pouvoir m’en sortir », « Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je suis toujours en retard à mes rendez-vous », « Chaque matin, mon patron me fait la grimace parce que j’arrive systématiquement à 9h15 au lieu de 9h », « Il faut absolument que je pense à téléphoner à X aujourd’hui », « J’ai oublié de payer mon loyer », « Je suis en retard pour l’inscription de mon fils à la cantine », « Il faut que je retourne chez le boucher, je n’ai pas pris les lardons », « Mes placards sont un vaste capharnaüm », « J’ai laissé passer l’anniversaire de ma filleule, elle va m’en vouloir », « Chaque année, on se dispute au moment de partir en vacances à cause des valises », « La déclaration d’impôts, c’est une horreur, je la fais toujours à la dernière minute », etc.

Pour changer votre vie, apprendre à vous organiser est essentiel. Cela vous reposera l’esprit, vous rendra beaucoup plus efficace et vous évitera une montagne de stress et de complications. Il y a cependant un « hic » ! L’idée même de vous organiser peut vous poser problème, comme à beaucoup de personnes… Essayons ensemble d’avancer.

Peut-être avez-vous vécu des scènes homériques pendant votre enfance ? Par exemple, votre mère vous disait de ranger votre chambre. Vous faisiez la sourde oreille. Elle répétait une fois, deux fois, trois fois, dix fois. Rien ne vous décidait à mettre un peu d’ordre dans votre chaos. Essayant désespérément de se faire entendre, voulant vous inculquer de bons principes d’éducation, se sentant impuissante à être obéie, votre mère, exaspérée, a pris un jour « les grands moyens » : elle a jeté à la poubelle ce que vous n’aviez pas rangé. Cela ne vous a pas fait du tout plaisir. Je le comprends. Mais avouez que vous y aviez quand même « mis du vôtre » pour la faire « sortir de ses gonds » !

Autre exemple, vos parents étaient ce que l’on appelle communément « maniaques ». La maison était tellement propre que l’on aurait pu facilement manger par terre. La voiture rutilante était lavée chaque semaine. Maman ne sortait jamais sans être impeccablement coiffée et maquillée. Papa était toujours en cravate, quelques soient les circonstances. C’était un drame si vous vous faisiez une tache en jouant. La décoration était « tirée au cordeau », le rangement des placards rivalisait avec celui des boutiques de luxe, la cuisine évoquait un laboratoire. Alors, évidemment, il n’y avait nulle place pour la spontanéité, l’imprévu, la fantaisie. Vous en avez gardé une aversion pour toute forme de rigidité et de contrainte.

Je vous invite à réfléchir aux notions d’ordre et d’organisation dans votre famille, car ces notions sont extrêmement psychogénéalogiques. Le but du « jeu » est que vous accédiez à la liberté d’être vous-même, sans reproduire systématiquement ce que vous avez connu, ou sans vous arc-bouter à faire tout l’opposé.

Certaines personnes rejettent toute idée d’organisation parce qu’elles pensent que cela va être « encore quelque chose de plus à faire », « un effort supplémentaire à fournir », « une corvée en surcroît ». Je vais vous faire une confidence, je suis moi-même très organisée. Pourquoi ? Parce que je suis très paresseuse ! Je n’aime pas me compliquer la vie et me fatiguer inutilement. Nous verrons, en deuxième partie, comment passer aux choses concrètes.