Rythmes scolaires : "il faut en discuter localement"

Les communes pourraient ainsi décider de maintenir ou non les activités périscolaires.

Rythmes scolaires : "il faut en discuter localement"
© Denis Raev - 123RF

Le nouveau ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, vient d'indiquer que les rythmes scolaires en primaire doivent être discutés localement. "Les rythmes scolaires, ce n'est pas quelque chose qui se décrète depuis la rue de Grenelle, c'est quelque chose qui se discute localement" afin de "voir ce qu'il y a de mieux pour les enfants", a-t-il affirmé alors qu'il était interrogé sur France Inter sur le devenir des rythmes scolaires et notamment sur le fait de donner ou non carte blanche aux maires. Les syndicats enseignants, eux, y sont fermement opposés. Ils redoutent par ailleurs le projet de redéployer les postes de "plus de maîtres que de classes". Ils estiment en effet que cela risque de réduire la taille des classes en éducation prioritaire en début d'école élémentaire. Une pétition pour le maintien des maîtres supplémentaires a d'ailleurs rassemblé plus de 7 500 signatures.

Lors de la campagne présidentielle, le président Emmanuel Macron avait affirmé vouloir laisser plus de flexibilité aux communes pour "organiser le temps périscolaire sans contrainte". Les communes pourraient ainsi choisir de repasser à la semaine de quatre jours, mais aussi de maintenir ou non les activités périscolaires, qui sont financées en partie par l'Etat jusqu'en 2019. Il avait également assuré qu'il s'engagerait à limiter progressivement à 12 le nombre d'élèves en CP et en CE1 en éducation prioritaire. Pour Jean-Michel Blanquer, il faut que "tous les élèves de France sortent du cours préparatoire en sachant lire, écrire, compter. Il ne faut pas qu'on se focalise sur les moyens, il faut qu'on se focalise sur les fins […], que les fondamentaux soient installés", avant d'ajouter que c'est un "gage de réussite pour la suite".

Source AFP.

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