Mais pourquoi est-il si maladroit ?

Votre enfant ne cesse d'oublier ses affaires, de tout casser sur son passage et de tomber ? S'il est tête en l'air et maladroit, voici quelques conseils pour l'aider à le responsabiliser.

Mais pourquoi est-il si maladroit ?
© Oksana Kuzmina

Vous pensiez que Pierre Richard n'était qu'un acteur interprétant le personnage de François Perrin dans le film La Chèvre... jusqu'à ce que votre enfant pointe le bout de son nez ? Depuis petit, il rentre à la maison sans son écharpe, oublie son cartable et son manteau en classe, et pourrait presque partir en pyjama ou en chaussons pour aller à l'école si vous ne le rappeliez pas à l'ordre. A tel point que la maîtresse vous convoque pour vous faire part de son manque de concentration en cours... Et ce n'est pas tout ! En plus d'être dans la lune, votre enfant est aussi très maladroit. Avec lui, les jouets ne font pas long feu, il casse tout sur son passage, se cogne et tombe sans cesse... Si au départ, ses petites inattentions vous faisaient rire, elles ont, au quotidien, le don de vous énerver, parfois même de vous inquiéter... Nos conseils pour bien réagir :

1 - Relativisez

Certes, vous en avez un peu marre de nettoyer derrière votre enfant lorsqu'il vise mal avec le pommeau de douche, vous êtes lassée de lui racheter des vêtements parce qu'il les oublie systématiquement lors des sorties scolaires, et vous n'avez jamais assez de pansements pour soigner ses petits bobos... Néanmoins, dites-vous qu'il n'y a, heureusement, jamais rien de grave.

 

2 - Évitez de le culpabiliser.

Rappelez-vous qu'un enfant ne fait jamais "exprès" d'être maladroit et tête en l'air. Rien ne sert donc de le gronder chaque fois qu'il semble avoir fait des dégâts, contrairement aux bêtises, où l'enfant mesure bien souvent les conséquences avant d'agir. 

3 - Apprenez-lui à être plus concentré

S'il est étourdi, il y a de fortes chances pour qu'il soit distrait par ce qui l'entoure (veillez à ce que la télévision ne soit pas allumée par exemple lorsque vous passez à table). Dans la rue, apprenez-lui à regarder où il met les pieds, à faire le point avant de quitter un endroit pour vérifier qu'il n'ait pas oublié ses affaires... Aidez-le à faire davantage attention à ce qu'il fait en se concentrant. Il veut se servir à boire comme un grand ? Laissez-le faire en lui apprenant à bien tenir la bouteille des deux mains. ... Valorisez-le dès que possible, et montrez-lui qu'en faisant attention à ses gestes, on parvient toujours à ses fins. 

 

4 - Laissez-le réparer ses erreurs

Votre enfant vient de casser le jouet que vous venez de lui offrir ? Ne courez pas lui en acheter un autre pour le remplacer. Il vient de renverser sa soupe après avoir fait un geste brusque de la main ? Demandez-lui de nettoyer avant de le resservir, plutôt que de prendre l'éponge vous-même. Ainsi, il fera certainement plus attention la prochaine fois, et deviendra par la même occasion, le roi de la propreté !

5 - Faites-lui confiance

La maladresse provient parfois de gestes hésitants, et donc d'un manque de confiance en soi. Lorsque vous lui demandez de faire quelque chose, commencez par lui expliquer comment procéder, et évitez de lui mettre la pression, ou de lui faire comprendre que vous le feriez mieux vous-même... "car avec lui, on risque "la catastrophe" !". Au contraire, faites-lui comprendre que l'erreur est humaine, et que l'on apprend de ses échecs. C'est ainsi qu'il se fera sa propre expérience, et qu'il évitera de faire deux fois les mêmes erreurs. 

Faut-il s'inquiéter ?

Il s'agit généralement d'une manière d'être. Certains enfants ont la tête sur les épaules, d'autres sont plutôt "dans les nuages". En outre votre enfant est en plein développement, il grandit et apprend. Mais en cas de doutes et si votre enfant est maladroit en toutes circonstances et quotidiennement, n'hésitez pas à en parler à votre pédiatre en lui expliquant le moment où ces situations cocasses se produisent (le soir lorsqu'il est fatigué, le matin au réveil, ou en pleine journée ?). Votre médecin pourra notamment faire un point sur son développement psychomoteur, évaluer le risque de dyspraxie, vérifier sa vue, et vous orienter si besoin vers un spécialiste. En attendant, tâchez d'anticiper ses faits et gestes. Et finalement, vous finirez certainement par vous habituer, et surtout, par devenir plus patient(e) !

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