Pour mettre fin à son harcèlement à l'école, un enfant tente de se pendre

Vendredi dernier, un garçon de 10 ans a tenté de mettre fin à ses jours pour cesser de subir le harcèlement dont il était victime à l'école. Son père porte plainte contre ses camarades de classe.

© Cathy Yeulet - 123rf

Trop d'enfants sont encore aujourd'hui victimes de harcèlement scolaire. Vendredi 30 septembre, un garçon de 10 ans, harcelé par ses camarades de classe dans les Yvelines a tenté de mettre fin à son calvaire en se pendant à l'aide d'une écharpe au domicile familial. Mais fort heureusement, le drame a été évité de justesse car le nœud n'était pas suffisamment résistant. "Depuis la rentrée, des camarades se moquent de lui et il prend des tapes derrière la tête. Le gamin ne va pas bien. Il en a perdu l'appétit. Et il était si mal qu'il a essayé d'en finir", précise une source proche du dossier au journal Le Parisien. Après avoir conduit son fils au service pédiatrique de l'hôpital du Chesnay, son père a décidé de porter plainte contre ses jeunes bourreaux pour "harcèlement moral". Mais l'écolier ne semble pas le seul à se trouver dans la même situation. "Plusieurs gamins, âgés de 8 à 10 ans, pourraient être concernés. Les policiers vont tenter de comprendre à quelle fréquence les brimades ont pu se répéter", précise la source. 

Un autre cas de harcèlement a eu lieu récemment au lycée du Pays de Condé, dans la région de Valenciennes. Un élève de 15 ans était le souffre-douleur de quatre jeunes de son établissement scolaire. Ces derniers l'ont suspendu à deux reprises (les 21 et 28 septembre) par les pieds, dans le vide, "depuis une passerelle du troisième étage", précise La Voix du Nord. Cette fois, l'équipe enseignante décide de faire grève "parce qu'un élève avait été harcelé et qu'il n'y avait aucune sanction disciplinaire de prévue".  C'est finalement suite à un article publié dans le quotidien que le parquet de Valenciennes a décidé d'ouvrir une enquête pénale. Quant aux adolescents en cause, ils sont convoqués en conseil disciplinaire et les élèves de l'école ont été sensibilisés au harcèlement scolaire. Une pétition a également été lancée pour soutenir la victime. 

Ces récents cas ne sont pas isolés et le harcèlement scolaire peut commencer très tôt, souvent dès l'école maternelle ou primaire. Néanmoins, certains signes peuvent alerter les parents et les enseignants : l'enfant ne veut plus aller à l'école, il se sent épuisé, isolé et ses résultats scolaires chutent... En cas de harcèlement, un numéro vert, le 30 20, destiné aux victimes et aux familles d'enfants harcelés à l'école a été mis en place l'an dernier. Il permet d'apporter des conseils et une prise en charge adaptée selon les situations. Rappelons que le 5 novembre prochain aura lieu pour la seconde année consécutive, la journée nationale pour dire Non au harcèlement scolaire

Votre enfant est victime de harcèlement à l'école ? Témoignez.

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