De quoi les enfants ont-ils peur ?

L'association SOS Villages d'enfants s'est penchée sur les craintes des enfants de 6 à 17 ans. Parmi ce qui les préoccupent : l'échec scolaire, la séparation des parents, la précarité, l'avenir, mais surtout l'insécurité.

De quoi les enfants ont-ils peur ?
© Ruslan Huzau

On pourrait croire que l'insouciance de l'enfance protège les tout-petits de certaines préoccupations que les adultes peuvent avoir. Mais les enfants n'ont pas uniquement peur du noir ou des monstres lorsqu'ils vont se coucher. Selon une étude de l'institut ABC réalisée auprès de 575 enfants (dont 175 pris en charge par SOS Villages d'Enfants) à l'occasion du soixantième anniversaire de l'association, 56 % des jeunes citent l'insécurité comme principale source d'inquiétude. Les attentats, le terrorisme et la guerre sont donc leurs principales angoisses suite aux tristes événements qui se sont produits depuis 2015. Les enfants sont aussi soucieux de bien réussir à l'école : 31 % souhaitent éviter l'échec scolaire, probablement en raison de la pression des parents pour que leur enfant obtienne de bons résultats scolaires. Chez les enfants pris en charge par l'association, ce sont davantage les peurs du quotidien telles que les séparations des parents qui préoccupent 41% d'entre eux, mais aussi la peur de la mort (22%), les incertitudes quant à l'avenir (20%) ou les conflits et les ruptures (13 %). 

Les enfants, plus optimistes et heureux que les adultes. Malgré toutes leurs craintes, les enfants se sentent plus optimistes, heureux, en confiance, entourés, sereins et forts par rapport à leurs parents. Leurs inquiétudes ne les empêchent pas non plus de rêver. 42 % des jeunes interrogés (contre 38 % des enfants SOS) aimeraient "posséder" de l'argent, une console de jeu et une maison. Par rapport aux autres enfants, ceux pris en charge par l'association rêvent davantage d'un idéal familial. 82 % d'entre eux (contre 70 % des autres enfants) recherchent "une famille très heureuse dans laquelle on se sent bien", "en bonne santé" (76 %) et "qui ne se dispute pas" (66 %). Ces jeunes sont aussi portés par leur réussite professionnelle et le fait d'avoir un emploi, plus que par leurs loisirs ou leurs vacances.

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