Vigipirate : de nouvelles consignes de sécurité dans les écoles

Suite aux derniers attentats, le ministère de l'Education nationale a mis en place des mesures complémentaires de sécurité dans les écoles, les collèges et les lycées.

© Eléonore H

[Mise à jour du 15/07/2016]

Suite aux attentats du 13 novembre, des mesures de sécurité avaient été mises en place dans les établissements scolaires. Le ministère de l'Education avait ensuite communiqué de nouvelles consignes dans les écoles, les collèges et les lycées et mis à disposition une fiche "Vigipirate - Alerte Attentat" (pour les académies de Créteil, Paris et Versailles) ainsi qu'une affiche "Vigipirate" pour les autres académies, rappelant les consignes de sécurité et les réflexes à adopter. Depuis les attentats de Nice, le "niveau d'alerte attentat" a été maintenu en Ile-de-France et étendu aux Alpes-Maritimes depuis le 15 juillet, et la vigilance renforcée continue de s'appliquer sur le reste du territoire. 

Quelles sont les consignes de sécurité à retenir pour la prochaine rentrée scolaire ?

  • L'accueil à l'entrée des écoles et établissements scolaires est assuré par un adulte ;
  • Un contrôle visuel des sacs peut être effectué et l'identité des personnes étrangères à l'établissement est systématiquement vérifiée ;
  • Chaque établissement scolaire doit avoir réalisé des exercices de sécurité (évacuation incendie et mise à l'abri ou confinement) ;
  • Une attention particulière doit être portée aux abords de l'établissement, en évitant tout attroupement. Le ministère précise que des zones spécifiques peuvent être aménagées devant l'entrée des lycées, pour éviter que les élèves sortent pendant la journée. Pour les écoles primiares, les familles ne doivent pas s'attarder devant les portes d'accès lorsqu'elles déposent ou récupèrent leurs enfants. Enfin, dans les académies en "Vigipirate Alerte Attentat", le stationnement des véhicules est interdit aux abords de l'établissement ;
  • Les écoles et les établissements peuvent assouplir leurs horaires d'entrées et de sorties pour mieux contrôler les flux d'élèves. Il est nécessaire d'éviter que les élèves attendent l'ouverture des portes de l'établissement sur la voie publique ;
  • Chacun a la responsabilité de signaler tout comportement ou objet suspect et chaque école ou établissement doit vérifier l'efficacité de son plan de mise en sûreté (PPMS) ainsi que des mesures spécifiques à prendre en cas d'intrusion.

Les voyages scolaires et sorties autorisés. Les voyages scolaires en Île-de-France sont autorisés pour l'ensemble des académies mais doivent faire néanmoins l'objet d'une information préalable auprès du rectorat (contrairement aux sorties scolaires occasionnelles, qui ne nécessitent pas d'autorisations préalables). Les classes qui voyagent dans cette zone devront tout de même éviter les lieux touristiques, l'Ile-de-France étant toujours en alerte attentat dans le cadre du plan Vigipirate. "Les équipes qui encadrent les élèves doivent également assurer une vigilance accrue lors de ce type de déplacement", précise le ministère dans un communiqué. 

Quelles sont les mesures complémentaires de sécurité ?

Afin d'améliorer davantage la sécurité des écoles et établissements scolaires, le gouvernement a adressé en décembre dernier une une circulaire aux préfets, recteurs et inspecteurs d'académie, et aux directeurs académiques des services de l'Éducation nationale, qui vient compléter les circulaires précédentes.

  • Les préfets et les recteurs devront désormais organiser des réunions pour mettre en relation leurs représentants respectifs et permettre à chaque école et établissement scolaire de disposer des conseils d'un interlocuteur de proximité au sein des forces de sécurité.
  • Chaque école aura un interlocuteur spécialisé pour l'accompagner dans la réalisation de leur PPMS, de leurs exercices d'évacuation, de mise à l'abri ou de confinement et de leurs diagnostics sécurité ou sûreté grâce à la mise en place de suppléants affectés dans les brigades de gendarmerie ou dans les commissariats de police.
  • Des mesures complémentaires de sécurité et de surveillance doivent être mise en place en cas de besoin, pour protéger les espaces vulnérables. Ainsi, les accès isolés, les façades exposées... devront être équipés de vidéo-protection ou de digicode.
  •  La formation des personnels de l'Education nationale va être renforcée "afin d'améliorer la culture de la sécurité". 
  • Le personnel de l'éducation, les élèves et leurs familles sont sensibilisés aux techniques de premiers secours et aux gestes qui sauvent depuis le mois de février 2016.  
  • Une meilleure communication a été mise en place. Le gouvernement a en effet demandé aux recteurs de recenser les numéros de téléphones portables des  directeurs d'écoles et des chefs d'académies pour pouvoir les alerter en temps réel en cas de crise. Le ministère de l'Intérieur réfléchit par ailleurs à la possibilité de mettre en place un dispositif type "alerte SMS" afin d'être informés directement et en temps réel par les forces de sécurité en cas de menace, et d'autre part permettre aux écoles et établissements d'alerter les forces de sécurité.
  • Des cellules académiques de gestion de crise seront mises en place dans chaque rectorat et bénéficieront d'une formation renforcée à la gestion de crise. En cas d'urgence, elles doivent permettre de prendre des décisions rapides, concernant par exemple la fermeture d'établissements ou le déploiement d'équipes mobiles de sécurité. Par ailleurs, des correspondants "Education nationale" destinés à intégrer les cellules de crise des forces de sécurité seront identifiés au préalable par les recteurs et reçus dans les centres d'opérations et de renseignement des forces de sécurité.
  • Enfin, pour renforcer la coordination entre les différentes structures de crise, chaque préfecture organisera un exercice-cadre de gestion de crise lié à l'espace scolaire.

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