Des pleurs pour son entrée en maternelle : comment le rassurer ?

L'heure de la rentrée a sonné. Mais pour vous, cela a tourné au "drame" lorsqu'au moment de vous quitter, votre enfant a fondu en larmes. Pas de panique, si ce premier contact avec l’école vous a semblé douloureux, cela ne devrait pas durer. Nos conseils pour le rassurer.

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[Mise à jour du 01/09/2016]. "Maman je veux aller à l'école des grands !", "Maman, c'est quand la rentrée ?"... Quel enfant de maternelle n'a pas prononcé cette phrase avant le jour de la rentrée ? Hier soir encore, votre enfant était sans doute surexcité et impatient d'y être (enfin) : hâte de mettre son cartable flambant neuf, de retrouver ses copains et copines et surtout de découvrir sa maîtresse ! Confiante, c'est donc le cœur (presque) léger que vous l'avez amené à l'école ce matin. Mais c'était sans compter le caractère imprévisible de ces chers petits... Car au moment de la séparation, l'angoisse était là et votre enfant n'a pas pu retenir ses sanglots. Vous-même avez eu beaucoup de mal à rester impassible et surtout à trouver les mots pour le rassurer. La catastrophe. Et là, maintenant, vous êtes angoissée à votre tour rien que d’imaginer votre petit(e), perdu(e) dans ce vaste espace inconnu qu’est l’école. Et surtout vous imaginez déjà la suite : demain matin. Et si ça recommence ? Et s’il n’aimait pas l’école ? Bref, vous n'êtes pas bien du tout. Rassurez-vous, c'est juste passager... 

C'est banal et communicatif ! Pour commencer, il faut savoir qu'en règle générale, même si certains sont plus à l’aise que d’autres, la plupart des petits écoliers de maternelle pleurent le premier jour (surtout en petite section). 1,2,3... 10 ? Vous ne vous souvenez pas (car vous étiez trop occupée à consoler le vôtre), mais il est fort probable que la moitié de ses camarades pleuraient aussi ce matin ! D'ailleurs, cela n'a pas dû échapper au vôtre, qui a pu tout bêtement être pris par ce trop plein émotionnel matinal.

Et tellement compréhensif. Quel que soit le mode de garde que l’enfant ait connu l’année passée (nounou, crèche, etc.), il est normal qu’il soit partagé entre plusieurs sentiments : l’excitation de devenir "grand", mais aussi l’appréhension de se retrouver en collectivité, dans un lieu inconnu et au milieu de visages qu’il n’a jamais vus. D'autant que ce matin, rentrée oblige, les parents étaient invités à accompagner leurs enfants directement dans la classe. Mais, imaginez ce que c'est pour un petit de 1 m de haut de se retrouver en quelques minutes entouré de ces "géants" envahissants... Nul doute qu'il ait été impressionné ! Mais rassurez-vous, si vous étiez la petite souris que vous rêvez d'être en ce moment-même pour observer votre enfant vous verriez que votre enfant va très bien. Une fois la porte de la classe fermée, les tout-petits oublient leur chagrin, comme par magie !

Maman stressée ? N'oubliez pas que les enfants perçoivent tous vos changements d'humeur. Peut-être que malgré les apparences, vous étiez un peu (ou rien qu'un tout petit peu) angoissée ce matin, en particulier au moment de la séparation. Et cela, il / elle a pu le sentir et s'angoisser à son tour... Pour vous aussi, c'est une étape. Votre enfant grandit et c'est normal que cela vous affecte. Alors, pour demain matin, respirez un bon coup histoire de ne pas communiquer votre stress.

Enfants joueurs ? Ah les enfants... Qu'ils sont doués pour nous amadouer et nous faire culpabiliser. Saviez-vous que de nombreux enfants fondent en larmes pour montrer combien leurs parents sont durs de les abandonner ! Et au contraire, d'autres pleurent, juste pour signifier à papa et maman qu'ils les aiment et ne pas leur faire de la peine, alors qu'au fond d'eux, ils sont tellement heureux de prendre le large ! 

Faire confiance à la maîtresse. Les pleurs, c'est (aussi) son job. Et surtout, elle est là pour veiller au bien-être des petits. Elle connait par coeur les paroles pour les rassurer ! De votre côté, n'hésitez à lui faire part de votre inquiétude si cela persiste... Et bien sûr prévenez-la dès maintenant s’il y a eu des changements ou événements familiaux qui pourraient être source d’angoisse (déménagement, arrivée d’un petit frère, séparation des parents, etc.)

Le Kit anti-stress. Dès demain, on joue la "maman cool". On lui laisse dans le cartable son doudou ou un petit objet qui lui rappelle la maison. On ne parle pas des larmes de la veille. On fait un bisou rapide (rapide, on a dit) et on énonce la formule magique, à savoir : qui vient le chercher et quand / où vous le retrouvez le soir. Ça, c'est pour lui rappeler que ce n'est pas aujourd'hui que vous allez l'abandonner, même si vous travaillez loin de l'école. Et que, évidemment, vous allez revenir ! 

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