Harcèlement à l'école : comment réagir ? Comment en parler avec son enfant ?

Il faut savoir qu'un enfant victime d'harcèlement n'osera pas ou difficilement en parler de lui-même à ses parents. Et même si ce n'est pas lui qui aborde le sujet, il ne répondra pas la vérité de peur de décevoir. A la question (un peu trop directe) "es-tu harcelé à l'école ?", l'enfant répondra "non", ou confirmera que tout se passe bien à l'école... Une manière de rassurer son entourage qui s'inquiète à son sujet. Donc plutôt que d'en parler trop directement avec lui, la psychologue conseille de parler de ce que l'on ressent en tant que parent et  d'aborder le sujet de manière à ne pas impliquer son enfant directement :

il est important d'en discuter avec son enfant, de manière indirecte et
Il est important d'en discuter avec son enfant, de manière indirecte et constructive. ©  Voyagerix

"Je sais que dans certaines écoles, il y a des cas de harcèlement... Je me demandais si dans ton école, c'était la même chose et s'il y avait des enfants qui t'embêtaient parfois ?". Il faut également que le dialogue soit constructif, conseille Hélène Romano. L'enfant doit comprendre qu'il peut compter sur ses parents et que dans un tel cas, ils seraient présents pour l'aider, le soutenir, et faire les démarches nécessaires pour que ce harcèlement s'arrête. 

Comment sensibiliser les autres enfants, ceux qui harcèlent?

De nombreuses propositions ont été mises en place en milieux scolaires, avec notamment le rapport d'Eric Debardieux visant à lutter et prévenir le harcèlement à l'école ou encore les récentes mesures de Najat Vallaud-Belkacem qui souhaite notamment améliorer la formation des enseignants et la prise en charge des familles.

De plus, lorsque les établissements sont partants, des ateliers permettent d'aborder le sujet avec des dispositifs individualisés. 

Par ailleurs, on distingue plusieurs profils de "harceleurs" : ceux qui ont été eux-mêmes harcelés ou qui sont victimes de violences à la maison ; ceux qui suivent le mouvement, mais qui sont tout de même désolés des conséquences ; et enfin, les harceleurs qui n'éprouvent aucune empathie. Ces derniers n'ont pas intégré les interdits sociaux ou les valeurs de respect et n'ont aucune sensibilité.

Ainsi, "les meneurs sont les plus difficiles à prendre en charge mais il est important de pouvoir les repérer pour mieux les isoler", précise la psychologue. En effet, lorsqu'on travaille avec les autres enfants, le meneur se retrouve alors isolé et ne peux plus exercer autant de pouvoir sur sa victime.

Sommaire