5 conseils pour lui donner des repères

Culpabilité, faiblesse, peur de déplaire... Il n'est pas toujours facile d'imposer des règles à son enfant. Voici 5 conseils pour vous aider à le cadrer.

5 conseils pour lui donner des repères
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[Mise à jour du 15/11/2016]. Ce que vous êtes en droit d'interdire, c'est ce que tous les parents interdisent ! C'est simplement une question de bon sens. Par exemple, il est légitime d'imposer à votre enfant de porter un imperméable lorsqu'il pleut dehors. En revanche, vous ne pouvez pas l'obliger à mettre un imperméable vert pomme simplement parce que vous aimez cette couleur. Et si vous avez peur de tomber dans l'autoritarisme, n'hésitez pas à dialoguer avec votre conjoint. Cela vous permettra de tempérer vos principes et de trouver un juste milieu.

Il n'y a pas d'âge pour poser des limites

Vous devez imposer des repères très tôt car la construction du psychisme se joue dès le plus jeune âge. D'après Claude Halmos, psychanalyste, vous pouvez dire au bébé qui pleure la nuit parce qu'il est loin de sa mère, que ses parents sont un couple, qu'ils ont besoin de dormir et qu'il ne peut pas avoir sa maman pour lui tout seul. Le bébé le comprend très bien.

De même, à partir de 2 ou 3 ans, un enfant est en mesure d'intégrer ce principe : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse". Et même à l'adolescence, il n'est pas trop tard pour donner des règles. L'ado a besoin de garde-fou car il ne mesure pas les dangers, mais aussi parce qu'il se construit dans l'opposition. Cadrez-le tout en permettant l'essor de sa personnalité, là est la difficulté.

Des règles universelles

Pour lui faire accepter les interdits, expliquez à votre enfant que ce sont les lois du monde et que vous ne les avez pas inventées. Il est important de lui expliquer le sens de ces règles, à quoi elles servent, car il doit comprendre qu'une loi peut aussi le protéger. Dites-lui que les choses qu'il ne peut pas faire à la maison (comme frapper son petit frère) sont également punies par la loi à l'extérieur. Bien sûr, une fois que vous le lui avez expliqué une ou deux fois, ne passez pas votre vie à vous justifier, optez pour le "c'est comme ça et pas autrement". Les réponses fermes et catégoriques sont utiles de temps à autre, elles rassurent l'enfant sur la capacité de ses parents à le protéger.

La punition, un passage obligé

Souvent difficile à appliquer, la punition est pourtant indispensable. Imaginez que lorsque vous brûlez un feu rouge, le gendarme se contente de vous dire "ce n'est pas bien". Vous recommenceriez ! La sanction est donc nécessaire, mais ne rime pas avec mauvaise mère. Les mots n'ont de sens que s'ils sont validés par des actes. Cela fait prendre conscience à votre enfant que ce qu'il a fait est grave. Pour la forme de la punition, chaque parent est libre de faire comme il le sent : envoyer l'enfant dans sa chambre, le priver de dessert...

Stop à la culpabilité !

Non, vous n'êtes pas une mauvaise mère parce que vous ne répondez pas au moindre de ses désirs. Fixer des règles, ce n'est pas brimer et réprimer son enfant, c'est lui apporter protection et sécurité, c'est le préparer à vivre dans la société.

A partir du moment où vous aurez compris qu'établir des limites est essentiel à la construction de votre enfant, vous ne culpabiliserez plus. Car vous êtes dans la légitimité. Punir le petit dernier parce qu'il fait bêtise sur bêtise n'est pas un abus d'autorité. Répétez-vous que vous agissez pour son bien.

 Merci à Claude Halmos, psychanalyste et spécialiste de l'enfance, pour sa collaboration.

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