Chaises hautes : de nouvelles défaillances sécuritaires

L'UFC-Que Choisir pointe du doigt certaines chaises hautes, particulièrement les modèles Marcel de la marque Combelle et Blames d'Ikea, suite à des tests en laboratoires ayant révélés "de graves manquements de sécurité".

Chaises hautes : de nouvelles défaillances sécuritaires
© famveldman-123rf

L'UFC-Que Choisir revient sur la sécurité des chaises hautes pour bébé. Fin 2016, l'association de consommateurs avait déjà alerté les parents sur la possibilité pour les enfants de se coincer les doigts, notamment pour quatre modèles de chaises hautes : la Nuna Zaaz, la Peg Perego Prima Pappa Zero 3, l'Evolu 2 de Childwood et la Flexa. Mais suite à cette alerte, les marques "Childwood et Flexa ont modifié leur notice en conséquence", précise l'UFC-Que Choisir dans un nouveau communiqué. L'association de consommateurs ne s'arrête pas là en lançant d'autres tests en laboratoires et note "des non-conformités à la norme d'autres modèles présents sur le marché français". Certains modèles présentent des marquages non actualisés, mais d'autres sont plus inquiétants. 

Deux chaises hautes pointées du doigt. Cette fois, ce sont les modèles Blames vendu par Ikea et la chaise haute Marcel de Combelle qui sont pointées du doigt. La première, en effet, présente un risque d'ouvertures où les enfants peuvent se coincer les doigts, "sans qu'il y ait un risque de blessure", précise le communiqué. La chaise Marcel, quant à elle, "a montré plusieurs irrégularités par rapport à la norme en vigueur", dénonce l'UFC-Que Choisir. En cause ? "L'un des marquages est écrit dans une police plus petite qu'autorisée", "l'arête de l'assise est trop agressive et peut marquer les jambes des plus petits" et "la Combelle s'est également montrée instable lorsque le laboratoire lui a appliqué un poids sur l'arrière". De plus, les pattes en plastique ajoutées à la version originale pour plus de stabilité, ne semblent pas suffire, précise le communiqué.

Par conséquent, l'UFC-Que Choisir porte plainte contre la marque Combelle "pour pratiques commerciales trompeuses dans la mesure où l'argument de la conformité à la norme applicable (NF EN 14988) est mis en avant par la marque pour rassurer le consommateur sur la sécurité du produit". En outre, elle demande le retrait de ce modèle auprès de la Répression des fraudes (DGCCRF).

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