L'état civil de Quimper accepte le prénom Fañch

C'est une victoire pour les parents du petit Fañch, finalement autorisés à prénommer leur bébé ainsi. Une circulaire interdisant le tilde avait conduit la mairie de Quimper à refuser ce prénom, ce qui avait provoqué de vives réactions chez les bretons.

L'état civil de Quimper accepte le prénom Fañch
© Gabriela Insuratelu-123rf

Les parents bretons sont attachés à leurs prénoms et il n'est pas question d'en modifier l'orthographe ! La ville de Quimper vient de prendre une décision exceptionnelle en autorisant, finalement, un prénom qui avait été refusé. La raison ? Le tilde sur le "n" du prénom Fañch, qui est interdit par une circulaire. Ce refus avait alors provoqué de vives réactions en Bretagne et ailleurs, via les réseaux sociaux. Mais l'état civil a fini par accepter. Dans un communiqué intitulé "Oui à Fañch !", la mairie précise qu'il n'y a "aucune raison, qu'elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n'est ni accessoire, ni anodin". Un soulagement pour les parents du petit rospordinois né jeudi dernier à Quimper. "C'est une victoire de Fañch ! Tout est rentré dans l'ordre. Ce qui importe, c'est que notre fils puisse avoir le prénom qu'on lui a choisi", a déclaré le jeune papa.

Rappelons qu'il existe des prénoms "interdits" par l'état civil, le plus souvent dans l'intérêt de l'enfant, au vu de la créativité parfois débordante des parents. Pour autant, dans le cas du petit Fañch, "d'autres fondements juridiques (qui) sont heureusement plus pertinents et plus solides qu'une simple circulaire", précise la ville de Quimper. Ainsi, selon l'article 75-1 de la Constitution, "les langues régionales sont reconnues comme appartenant au patrimoine de la France". Enfin, cette décision pourrait par conséquent changer les positions des autorités administratives. "Nous assumons notre position et comptons sur la compréhension des autorités administratives qui ont maintes fois démontré leur aptitude à se remettre en cause et amender voire supprimer des textes qui n'ont plus lieu d'être", précise le communiqué. 

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