Jeux vidéo : 5 astuces pour contrôler l'air de rien

Beaucoup de parents se retrouvent désarçonnés face à la passion de leur enfant pour les consoles de jeux. Les conseils de Lucie Parisot, psychologue clinicienne, pour les accompagner au mieux dans leur pratique.

1-     S'intéresser à sa pratique

"Il arrive souvent, que par méconnaissance du sujet ou influencé par un discours médiatique beaucoup trop alarmiste, certains parents se détournent du jeu vidéo, le dénigrent et par la même, créent une distance avec l'adolescent." déplore Lucie Parisot, psychologue clinicienne et spécialiste des jeux vidéo. Il est donc important que le parent montre son intérêt pour ce loisir et dialogue avec son enfant. L'intérêt étant de comprendre ce qui plait à l'enfant dans ce jeu pour pouvoir ensuite le guider dans l'achat des jeux. En vous renseignant sur :  www.pedagojeux.fr et en suivant la signalétique PEGI (Pan European Game Information), le parent pourra fixer des règles en connaissance de cause : "Informé, le parent peut discuter avec son adolescent sur le choix du jeu et décider de l'acheter ou non, en fonction de ces propres repères éducatifs. Pour un parent le langage grossier peut entraîner un refus absolu alors que pour un autre ce sera des mises en scènes d'actions violentes" affirme la spécialiste.

2-     Installer la console dans le salon
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Les adolescents ne sont pas passifs devant un jeu vidéo. © auremar - Fotolia.com

"L'emplacement de la console de jeu ou du PC à la maison est un choix important pour le parent. D'une part cela définit le degré d'autonomie de l'adolescent mais également le positionnement parental. Les règles pourront certainement être plus clairement établies si la console est dans le salon car c'est une pièce de vie qui appartient à tout le monde, contrairement à la chambre qui est le repère intime de l'enfant" explique Lucie Parisot.

3-     Fixer des règles à respecter pendant l'absence des parents

Vous pouvez bien sûr interdire à votre enfant de jouer lorsque vous n'êtes pas au domicile, mais pensez bien à lui expliquer les raisons de cet interdit.  Vous pouvez aussi établir une limite de temps : "Certains jeux, de part leur structure (jeux de rôle, jeux de stratégie), demandent du temps pour en comprendre les rouages et les temps de jeu seront plus longs que sur un jeu à sessions plus courtes. Le parent peut établir avec son enfant que pendant son absence, le temps de jeu est limité à xxx sur tel jeu par exemple, et yyy sur tel autre. Ainsi le parent a posé des limites et l'ado garde la possibilité d'avoir le choix et donc une certaine maîtrise" indique la psychologue.

"Il peut aussi définir certaines priorités, comme les devoirs par exemple, l'enfant peut jouer à condition que les devoirs soient faits. Cela le responsabilise et rassure les parents. Si les devoirs ne sont pas faits, le parent peut s'appuyer sur ce qui avait été défini pour poser de nouvelles limites" ajoute-t-elle.

4-     Avoir confiance en son ado

Inutile de cacher la console ou de couper l'accès Internet pendant votre absence ! Cela peut conduire "à une rupture dans la communication avec l'ado qui ne sera pas facile à rétablir" avertit Lucie Parisot. "En effet, les adolescents sont dans ce double mouvement de vouloir être autonome tout en ayant la garantie de la présence de leurs parents, la confiance mutuelle est un point important de la relation parent /adolescent."

5-     Détecter à temps un "jeu excessif"

Prenez l'habitude de discuter avec votre ado de son loisir : "à quoi as tu joué ? tu es content de ce que tu as fait ? tu as bien avancé ? l'histoire te plaît ? tu as gagné ?". "Ce sont des petites questions qui montrent que le parent s'intéresse à ce que fait son enfant et qui lui permettront de voir à quel moment le jeu prend un peu trop de place. En effet, le parent peut ainsi être présent auprès de son enfant s'il est un peu énervé et ne parvient pas seul à se détendre après une partie (dans les jeux où le score est important par exemple)" conseille la psychologue.

Merci à Lucie Parisot, psychologue clinicienne.

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