Orientation : les nouvelles modalités d'APB annoncées début novembre

La plateforme admission post-bac (APB) sera totalement repensée pour 2018. C'est ce qu'a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur qui réfléchit actuellement à de nouvelles modalités permettant de mieux orienter les terminales. Ces dernières devront être annoncées aux élèves au retour des vacances de la Toussaint.

Orientation : les nouvelles modalités d'APB annoncées début novembre
© Cathy Yeulet - 123rf

[Mise à jour du 09/10/2017]. Bacheliers sans affectation, couacs du système, injustice du tirage au sort… Le 31 août dernier, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé au micro de RTL que la plateforme Admission Post Bac (APB), vivement critiquée, serait revue en profondeur dès 2018 pour "mieux répartir chaque bachelier en tenant compte de ses besoins". Une mesure confirmée par Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, jeudi 28 septembre lors d'une conférence de presse sur la rentrée étudiante. En effet, ce logiciel censé simplifier les démarches administratives lors des inscriptions, semble plus fastidieux qu'il n'y paraît : les étudiants doivent en effet suivre un calendrier bien précis, dès le mois de janvier, pour leur première saisie des vœux d'orientation. APB devrait donc changer de nom, mais surtout de formule, de manière à apporter une meilleure orientation aux élèves et de "cesser de prendre des décisions concernant des personnes sur le seul fondement d'un algorithme et de faire preuve de plus de transparence" dans l'utilisation de la plateforme, comme l'a demandé la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) au ministère de l'Enseignement supérieur.

Plus de transparence et un nombre de vœux limité. Si à l'heure actuelle, aucune décision n'a été officialisée concernant cet outil numérique d'inscription dans le supérieur, onze groupes de travail, chacun composé d'une trentaine de participants, sont en train de réfléchir à de nouvelles modalités d'entrée. Ils ont déjà prévu que ce nouvel outil "soit adossé à un comité d'éthique qui va inclure des scientifiques de haut niveau et qui va vérifier que ce cadre est strictement respecté" et qu'il "soit piloté par un service à compétence nationale", a précisé Frédérique Vidal. Par ailleurs, les bacheliers devront certes indiquer leurs vœux d'orientation, mais ces derniers seront restreints, donc plus réfléchis et moins "faits au hasard" (à noter, qu'actuellement, chaque bachelier peut en émettre 24). Enfin, l'outil devrait être plus fiable et moins froid : "on peut imaginer que l'élève puisse solliciter une sorte de tuteur virtuel s'il a des questions à poser lors de sa démarche et que les inscriptions virtuelles soient régies par un arbitrage humain", explique Jimmy Losfeld, président de la Fédération des Associations Générales Étudiantes et participant au projet. Les réformes sur le nouveau calendrier d'inscription dans l'enseignement supérieur et les modalités pratiques, attendues au gouvernement le 19 octobre, devraient être présentées aux élèves durant la semaine du 6 novembre (au retour des vacances de la Toussaint) assure le ministère de l'Enseignement supérieur. Puisqu'en effet, tout devra être mis en place avant janvier 2018, date à laquelle les lycéens et futurs bacheliers débutent leurs inscriptions sur la plateforme APB.

La fin des tirages au sort pour l'entrée en fac. Conformément au souhait d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Education a confirmé la fin des tirages au sort qui a concerné l'an dernier 169 filières "non sélectives, mais surchargées" et qualifié de "négation de la République". Une mesure approuvée par la ministre de l'Enseignement supérieur lors de la conférence de presse fin septembre 2017 et par le Président de la République, qui a également évoqué la fin du mythe de l'université pour tous. "Nous ferons en sorte que l'on arrête de faire croire à tout le monde que l'université est la solution pour tout le monde. Et on ne tirera plus les gens au sort", a déclaré Emmanuel Macron, dans une interview accordée au journal Le Point. De leur côté, les groupes qui travaillent sur l'outil remplaçant APB évoquent également "un nombre de place augmenté dans les filières les plus demandées", selon un article du Parisien du 7 octobre. 

Valoriser l'enseignement professionnel. Rappelons que le ministère de l'Education souhaite valoriser les filières de l'enseignement professionnel, en les rendant plus attractives. "La voie professionnelle est porteuse d'insertion, d'excellence et ambassadrice des savoir-faire à la française" précise le ministère. Ainsi, l'offre de formation sera modernisée, et un plan d'actions en faveur des CAP sera lancé cette année. En outre, une expérimentation menée dans cinq académies permet aux bacheliers professionnels qui le souhaitent d'intégrer une section de technicien supérieur. 

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